Puente del Inca, Ruta 7, région de Mendoza
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Mendoza et les environs – Beauté, bonté et tristesse. Et quelques leçons.

Beauté. La cordillère des Andes. Un mur de montagnes d’une grandeur et d’une beauté sauvage impressionnantes. Le long de la Ruta 7 qui mène au Chili, des montagnes tantôt ocre, tantôt grises, tantôt verdâtres.  À Uspallata (1,900m), il y a un tout petit kiosque d’information touristique où une gentille dame n’en finit plus de s’excuser de sa connaissance minimale de l’anglais.  Mais c’est nous, madame, qui nous excusons de ne pas parler espagnol, nous sommes chez vous après tout!  Bonté.

La cordillère - près de Uspallata

La cordillère des Andes – Ruta 7, près d’Uspallata

 

Plus loin sur cette Ruta 7, Puente del Inca (2700 m), une curieuse formation géologique, me rappelle ces pains de tire-éponge de mon enfance.  Un pont naturel construit au fil des millénaires par des dépôts de fer et de soufre et qu'empruntaient jadis les Indiens et les Incas. Tout près, les ruines d’un ancien hôtel thermal détruit par une avalanche en 1967.  Voyage dans le temps.  À quelques kilomètres de là; Lui, le Grand, le Majestueux, le toit de l’Amérique au sommet éternellement enneigé; le mont Aconcagua. 6960 mètres se dressent devant nous.  Je n’aurais jamais cru un jour rester bouche bée devant une montagne.  Mes respects au duo d’alpinistes (ou plutôt d’andinistes!) que nous voyons partir pour l’ascension de cette merveille.

Puente del Inca, Ruta 7, région de Mendoza

Puente del Inca, Ruta 7, province de Mendoza

Aconcagua, Ruta 7, région de Mendoza

Le mont Aconcagua – Ruta 7, province de Mendoza

La montagne aux sept couleurs - près de Uspallata

La montagne aux sept couleurs – près d’Uspallata, province de Mendoza

Bonté encore. Aux alentours de Mendoza, il y a les oliveraies et les vignobles. Plutôt que de devoir prendre rendez-vous pour aller visiter les grands domaines viticoles ou oléicoles avec la manne de touristes, nous préférons, chéri et moi, partir seuls et découvrir « à l’aveugle » la région.  À la sortie de Maipú, une petite affiche annonçant une oliveraie nous fait de l’œil : l’oliveraie Maguay. À peine quelques mots d’échangés, le jeune homme qui nous a accueillis s'empresse d’aller chercher le proprio qui, lui, parle anglais. Seuls avec lui, nous allons faire un tour parmi les oliviers puis nous visitons les installations où se font le tri et la mise en baril des olives et le tout se termine par une dégustation des différents produits de la maison.  On ne nous laisse pas partir sans nous faire des recommandations, nous montrer des directions sur la carte et nous donner un numéro de portable. If you need anything, call me or come back. Et comme on dit : he means it.  Bonté ,je disais.

L'Oliveraie Maguay

L’Oliveraie Maguay

Le propriétaire de l'Oliveraie Maguay nous fait découvrir la culture oléicole.

Le propriétaire de l’Oliveraie Maguay nous fait découvrir la culture oléicole.

 

Leçons. 180 mm de pluie en moyenne par année. L’irrigation de la ville et des alentours se fait par l’eau venue des montagnes qui coule dans la rivière puis inonde périodiquement les vieux canaux de pierres. 70 % des olives sont exportées. 80 % de ces exportations se font vers le Brésil.  Pourquoi l’Argentin ne consomme-t-il pas son huile d’olive? Mystère.

Canal d'irrigation - Maipu, province de Mendoza

Canal d’irrigation – Maipu, province de Mendoza

 

Tristesse. Des chiens errants partout. Tellement que les poubelles sont juchées sur des poteaux, inaccessibles à ces affamés.  Ils sont parfois couchés sur la céramique pour se rafraîchir et lèvent un oeil au passage pour nous jeter un regard furtif. Ou bien ils sont couchés à l’entrée du supermarché.  Probablement dans l’espoir qu’un sac perce et que quelques victuailles s’en échappent.  Mais aussi couchés, raides morts en bordure de route. Cinq. En une seule journée. Je me sens gênée de ne pouvoir rien faire. Mendocinos, je sais que vous peinez à nourrir vos enfants, mais pourquoi cette indifférence?

Si un jour je reviens à Mendoza, ce sera pour acheter un lopin de terre. Sur cette terre, à l’ombre des oliviers et en toute quiétude, mes chiens, nombreux, surveilleront le mûrissement du raisin sur la vigne. Et ils nous rendront heureux chéri et moi.

La douce vie au milieu des vignes

La douce vie au milieu des vignes

 

Lorraine Messier

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