En route pour Copacabana sur le lac Titicaca
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FAQ sur mon tour du monde

Depuis que je suis revenue, on me pose souvent des questions par rapport à l’organisation de mon tour du monde, à ce que j’ai ressenti et à comment je me sens depuis que je suis revenue. J’ai donc décidé de publier les questions fréquentes reçues auxquelles j’ai ajouté des questions de lecteurs suite à une publication Facebook.

Vous retrouverez donc mes réponses ci-dessous, mais n’hésite pas à m’en poser d’autre si je ne réponds pas à vos questionnements. Tout est permis! 😉

Jen et son sac à dos en tour du monde

Hébergement

Tu devais trouver tes auberges de jeunesse au fur et à mesure (puisque réserver pour 9 mois, c’est pratiquement impossible!). Comment les trouvais-tu? Avais-tu toujours des réservations? Combien de temps à l’avance?

J’ai toujours laissé place à la spontanéité, pour être plus libre dans mes déplacements. Quand on part longtemps, on a la chance de pouvoir rester plus longtemps quand on aime un endroit, partir plus vite quand ce n’est pas le cas. Je réservais donc mes auberges quelques jours d’avance seulement, parfois le jour même sur Internet. Comme j’ai voyagé pratiquement toujours dans la basse saison, il n’est pas rare que j’arrive dans la ville et que je cherche une auberge une fois sur place (j’avais toutefois identifié quelques options sur le Web au préalable lorsque les possibilités étaient plus limitées). Ça suppose par contre d’arriver tôt et au centre-ville, car je ne recommanderais pas de chercher le soir.

Quel est ton secret pour conserver ton budget d’hébergement peu dispendieux?

Lorsque possible, je dors chez des gens que je connais, des personnes rencontrées sur la route ou des contacts de ma famille et de mes amis que j’ai identifiés avant de partir. Je lance toujours un message sur mes réseaux avant le départ.

Après, j’essaie de trouver des hôtes sur Hospitality Club et CouchSurfing. Quand ça ne marche pas, je réserve sur le Web mon lit à l’auberge si c’est nécessaire. Il m’arrivait souvent de ne pas réserver et de me pointer lorsque les auberges étaient à proximité les unes des autres. En basse saison, j’étais donc en position de magasiner et je pouvais économiser plusieurs dollars par nuit.

J’ai rencontré plusieurs voyageurs avec lesquels j’ai passé du temps et il nous arrivait de partager des chambres privées qui revenaient parfois moins chères à 2, 3 ou 4 personnes que des lits en dortoir.

Mes compagnons de route pendant un mois - Dan et Débo

Mes compagnons de route rencontrés à Ushuaia – Dan et Débo

Voyage solo

As-tu eu peur seule? T’es-tu retrouvée dans des situations dangereuses?

Honnêtement, je suis une peureuse de nature, une vraie moumoune. J’ai donc tendance à faire de l’hypervigilance et à ne pas me mettre dans des situations typiquement « à risque », comme me balader après la nuit tombée toute seule, aller dans des coins non recommandés, réduire les coûts au maximum en prenant des moyens de transport qu’il est fortement conseillé d’éviter, etc. Donc non, je n’ai pas eu peur d’être seule et je n’ai jamais été en situation dangereuse.

Bien que tout puisse arriver, vigilance ou pas, je pense que voyager seule ne présente pas plus de risques qu’être à deux ou en groupe. Au contraire, quand on est accompagné, on est moins conscient de ce qui nous entoure, on réfléchit moins, on est distrait par les conversations, etc.

Loin de moi l’idée de dire qu’il faut capoter pour un rien et se priver de tout dès qu’il y a un risque, mais on découvre rapidement sa zone de confort et après, il suffit de suivre cette petite voix qui résonne dans nos oreilles ou ce sentiment de « oh, oh » qui vous tiraille le ventre!

Combien de temps as-tu été seule pendant ton voyage? (Au total, et la plus longue période où tu as été seule?)

Pour être franche, on n’est jamais vraiment seul en voyage à moins de vouloir l’être. On rencontre toujours des gens avec qui on partage une activité, un repas, une journée, quelques moments sur la route.

Toutefois, du jour de mon départ (29 janvier) jusqu’au 20 mai, j’ai voyagé seule au Panama, en Argentine, au Chili et en Bolivie. J’ai rencontré deux Français avec qui j’ai fait une partie de la route parce que nous nous entendions bien et faisions le même trajet, mais j’étais officiellement seule.

Les copines à lunettes dans le désert de sel d'Uyuni en Bolivie

Les copines à lunettes dans le désert de sel d’Uyuni en Bolivie

 

Ensuite, deux amies sont venues me rejoindre pour un bout de chemin en Bolivie et au Pérou, jusqu’au 2 juin. J’ai ensuite passé neuf autres jours seule à Taipei, Taiwan avant d’aller rejoindre mon amoureux à Bangkok. Nous avons voyagé ensemble jusqu’au 15 juillet.

Par la suite, j’ai voyagé seule en Thaïlande, à Singapour et au Vietnam jusqu’au début d’août. Une amie est venue me rejoindre pour deux semaines et j’ai poursuivi le reste de ma route seule (Kuala Lumpur, Istanbul, Irlande) jusqu’au 19 octobre, date à laquelle je suis rentrée.

En tuk-tuk à Bangkok

En tuk-tuk à Bangkok

 

Pendant les moments où tu as été seule, t’es-tu déplacée dans beaucoup de villes/pays?

J’ai voyagé exactement comme j’aurais voyagé si j’avais été avec quelqu’un, c’est-à-dire que j’ai fait comme bon me semblait. Au total, j’ai visité 14 pays (Panama, Argentine, Chili, Bolivie, Pérou, Taiwan, Thaïlande, Singapour, Vietnam, Cambodge, Malaisie, Turquie, Irlande et l’Irlande du Nord (donc le Royaume-Uni).

Y a-t-il des pays où tu n’irais absolument pas seule?

Encore une fois, je dirais que les pays où je n’irais pas seule sont les mêmes que ceux où je n’irais pas en général, même accompagnée (zones de guerre, de conflits, etc.).

Aurais-tu fait exactement le même voyage si tu avais été seule 100 % du temps?

Absolument. La seule différence est que j’aurais peut-être davantage vu les villes de soir, car avec mon amoureux ou des amies, je restais plus souvent à l’extérieur à la tombée de la nuit, je mangeais plus loin de mon lieu d’hébergement, etc.

Existe-t-il des ressources pour trouver un compagnon de voyage si on ne désire pas faire ce genre de voyage seule?

Il y en a sûrement des dizaines, mais j’avoue ne jamais avoir eu recours à ce genre de site Web, alors je ne peux te conseiller. J’ai toutefois trouvé un article de La Presse qui en parle. Personnellement, je pense qu’il est important de bien choisir son compagnon de voyage et je ne voyagerais pas avec un inconnu. C’est une question de choix personnel, mais à ta place, je préférerais partir seule et rencontrer des gens sur la route qui ont les mêmes affinités que moi. Sinon, je conseillerais de bien côtoyer les gens avant le départ, de faire des fins de semaine de test, etc. Rien ne peut gâcher un voyage mieux que les relations tendues entre covoyageurs.

As-tu des conseils pour une mordue de voyage qui a un peu peur de partir seule?

Apprivoise la solitude, passe du temps seule comme touriste dans ta ville et commence par partir quelques jours, ensuite une semaine, etc. Dis-toi qu’être seule ici ou seule là-bas, c’est pareil, au fond. Il y aura des mauvais moments, il faut que tu en sois consciente, mais imagine-toi que si tu ne pars pas seule, tu ne partiras pas. Pose-toi des questions sur tes intentions, si partir vaut ce que tu anticipes, si le voyage vaut cette peur.

Pour moi, la réponse a toujours été oui. Les moments de solitude, où j’ai parfois envie de pleurer, lorsque les imprévus me troublent le quotidien, que j’ai le cafard, tout ça n’est rien en comparaison du bonheur que la route m’apporte, des souvenirs qui s’accumulent et de mes yeux qui brillent quand je pense au prochain voyage qui s’en vient!

Ce n’est pas la même chose pour tout le monde et c’est correct, chacun a son niveau de tolérance et ses limites, il faut seulement s’écouter.

Après, pourquoi ne pas planifier ton voyage un peu plus serré qu’à l’habitude? Penser plus aux détails, dormir dans des lieux où il y a une bonne vie sociale, etc. Mon premier voyage en solo était beaucoup plus organisé, ça m’a rassurée. Ensuite, voyage après voyage, j’étais plus à l’aise et je planifiais de moins en moins.

En Allemagne en 2006

En Allemagne en 2006 quand je suis partie étudier là pour une session

Technologies et photographie

Avais-tu facilement accès à Internet partout?

De nos jours, on n’a pas besoin d’aller très loin pour trouver un réseau Wi-Fi. Tous les hôtels et toutes les auberges de jeunesse en ont et beaucoup de cafés et lieux publics l’offrent également. J’ai rarement eu du mal à trouver de l’Internet, mais quand j’en trouvais, la vitesse laissait parfois à désirer. Il ne faut pas se fier uniquement au stockage infonuagique (cloud) ou à une connexion rapide pour télécharger et sauvegarder ses photos, par exemple. Certains pays offrent des connexions pratiquement plus rapides qu’à la maison, ça varie beaucoup.

As-tu apporté un ordinateur?

Oui, car je voulais travailler à temps partiel sur la route pour le blogue et des contrats de pigiste. J’ai choisi le Lenovo Ultrabook IdeaPad U410 pour sa légèreté et sa performance. 

Mon Lenovo Ultrabook IdeaPad U410 dans mon bureau de nomade

Mon Lenovo Ultrabook IdeaPad U410 dans mon bureau de nomade

 

Pourquoi n’as-tu pas amené ton appareil réflex? L’as-tu regretté? Aurais-tu pu obtenir de plus belles photos avec ton réflex? Aurais-tu pu profiter d’un meilleur zoom?

Mon appareil photo réflex, c’est mon bébé, je l’adore. Par contre, j’ai dû prendre la décision de partir avec un hybride, le Canon PowerShot G15, pour des raisons de logistique. Comme je travaillais sur la route, j’ai dû apporter mon ordinateur portable et donc un poids supplémentaire que je n’ai pas quand je pars moins longtemps.

Un appareil à objectifs interchangeables, c’est lourd et on apporte souvent des objectifs de rechange, un trépied portable pour la photo de nuit, etc., donc ça ajoute un poids considérable. Je ne pouvais pas me permettre les deux et je voulais pouvoir sortir mon appareil à tout moment en étant discrète.

Quand je voyais certaines personnes avec leur réflex, j’avais un petit pincement au cœur, mais ça partait vite quand certains s’empêchaient de prendre des photos pour ne pas attirer l’attention ou qu’ils avaient d’énormes sacs encombrants à trimballer. J’avais bien pris le temps de choisir mon modèle d’hybride et la qualité optique était également à celle de mon Canon Rebel T2i. On ne peut pas obtenir le même piqué qu’avec des objectifs de qualité, mais les photos sont très belles et les vidéos d’excellente qualité, l’appareil est performant en basse lumière et il peut être mis en mode manuel complet. Il n’y a donc pas grand-chose que je ne pouvais pas faire avec lui en comparaison avec mon réflex (sauf de la très longue exposition).
Je n’ai jamais regretté mon choix et je referais le même si je trimballais seule tout ce matériel. Certes, j’aurais sûrement pu optimiser quelques photos avec le réflex, comme jouer plus précisément avec la profondeur de champ, faire de longues expositions, etc., mais côté zoom, je ne me suis jamais sentie limitée. J’aurais peut-être ressenti ça si j’avais fait un safari, par exemple.

Comment faisais-tu la sauvegarde de tes photos pendant ton voyage?

Oh, oh, je vais devoir passer aux aveux et probablement avoir l’air parano à vos yeux. Je suis une hyperstressée de la perte de données. On dit toujours qu’on ne perd ses données qu’une fois avant de s’assagir, eh bien, c’est le cas pour moi, mais je suis passée à l’extrême.

Juste de penser que je pourrais perdre mes photos à cause d’un bris mécanique ou un vol, je frissonne. J’ai donc été un peu « freak » pour éviter cela en voyage.

J’avais beaucoup de cartes mémoire et je n’ai donc jamais effacé mes données sur celles-ci. Je téléchargeais les cartes sur mon ordinateur portable. J’avais un disque dur portable WD pour une sauvegarde physique additionnelle. Je laissais toujours ce dernier dans mon gros sac à dos, alors que mon portable était dans mon sac de jour ou dans un casier. Ensuite, dès que le Wi-Fi le permettait, je téléchargeais tous les fichiers sur mon Google Drive et mon amoureux les transférait sur mon ordinateur de bureau à la maison. En Amérique du Sud, les connexions étaient plus boiteuses, alors j’ai fait des copies sur clés USB que je gardais toujours sur moi quand je laissais le reste à l’auberge.

Oui, vous avez bien compté, je gardais donc cinq copies de mes données, parfois six. Est-ce trop? Je pense sincèrement que oui, mais… oui, je suis un peu folle! 😉

Je conseillerais d’avoir au moins deux copies physiques (cartes mémoire, ordinateur et disque dur externe) qui ne sont pas toujours gardées ensemble (en cas de vol, par exemple) et une copie numérique, c’est-à-dire une sauvegarde en ligne. De nos jours, on peut acheter beaucoup d’espace pour peu d’argent, comme sur Google Drive qui vient de passer à un téraoctet de données pour 9,99 $ par mois. Sur un an, ça ne représente pas tant que ça pour la tranquillité d’esprit offerte, car quelles sont les chances que Google perde vos données le même jour que vous vous faites tout voler? Je dirais nulles…

Bagages et accessoires

Ton sac à dos était-il embarrassant pour certaines activités? (bungee, rafting, etc.). Qu’en faisais-tu à ce moment-là?

Excellente question. Je m’étais donné pour mot d’ordre de rester dans des auberges où il y avait des casiers. Je pouvais donc y laisser mes effets quand je ne voulais ou ne pouvais pas les apporter. Pour le gros sac à dos, je n’avais jamais à m’en soucier lors d’activités, puisque j’allais toujours d’abord à mon lieu d’hébergement déposer mes bagages avant toute autre activité.

sac à dos voyage

Pour les essentiels comme le portefeuille et l’appareil photo dont j’avais besoin même pour les activités où apporter un sac est moins facile, j’avais apporté un sac étanche dans lequel je rangeais ma sacoche ou mon sac à dos de jour. Ainsi, j’ai pu tout apporter en kayak, en pirogue, dans les 4×4 pleins de boue ou de sable, etc.

La plupart des organisations qui offrent des activités où ce n’est pas possible d’apporter son matériel avec soi (plongée, bungee, etc.) offrent des casiers sur place ou une consigne pour vos sacs et vos vêtements et accessoires.

À quoi ressemblait ton sac à dos (le gros)?

Mon sac à dos est un 80 litres de la marque Trekk que j’ai reçu quand j’étais adolescente en vue d’un voyage en Europe. J’ai été chanceuse, car il était parfaitement fait pour moi même si je ne l’ai jamais essayé avant de le recevoir en cadeau.

80 litres, c’est beaucoup et je recommanderais un sac plus petit pour la plupart des voyages. Je ne pars jamais avec un sac rempli, il ne l’est souvent qu’à moitié, mais au moins ça me donne de la flexibilité et de l’espace si jamais j’achète des souvenirs.

Il s’agit d’un sac à chargement par le haut, un modèle de plus en plus rare. De nos jours, les sacs ressemblent de plus en plus à des valises avec fermetures à glissière et pochettes un peu partout. Mon sac est simple. Il comporte une grosse pochette dans le bas et un compartiment à chargement par le haut. C’est tout et c’est bien suffisant.

Avec mon fidèle compagnon - Mon sac à dos

Avec mon fidèle compagnon – Mon sac à dos

 

Dans le bas, je roule tous mes vêtements (voir ici Quels vêtements choisir). Dans le haut, mes accessoires, ma trousse de toilette et mes gadgets sont tous compartimentés dans des sacs et des packing cubes pour que je retrouve tout facilement sans virer le tout à l’envers chaque fois. Dans le rabat à pinces du haut, je mets la housse de pluie du sac et des trucs auxquels j’ai besoin d’avoir accès rapidement (foulard, veste, etc.). J’y ai aussi rangé régulièrement ma paire de souliers supplémentaire.

Je donne plus de conseils sur comment bien choisir son sac à dos de voyage ici.

Que traînais-tu toujours avec toi?

J’avais un sac à dos de jour et une sacoche. J’utilisais soit l’un soit l’autre pour transporter les essentiels à avoir sur soi en tout temps :

  • Carnet de notes et stylo
  • Appareil photo
  • Cartes mémoire et piles de rechange
  • Linge à lunettes pour nettoyer les lentilles
  • Portefeuille BigSkinny
  • Téléphone intelligent et câble de recharge
  • Carte de la ville et parfois un petit guide de poche (voir Choisir un guide de voyage)
  • Baume pour les lèvres
  • Crème solaire
  • Mouchoirs
  • Chasse-moustique
  • Lunettes soleil lorsque je portais mes lentilles
  • Gourde et purificateur UV SteriPEN Freedom (Pour plus d’infos, lisez mon article sur le SteriPEN)
  • Chapeau et/ou foulard, selon le climat 
Qui a bombardé mon sac?

Qui a bombardé mon sac?

 

Où laissais-tu ton gros sac dans la journée? Avais-tu toujours un endroit parfaitement sûr pour laisser des choses? (Par exemple, dans les auberges de jeunesse)

À mon avis, un sac à dos de voyage, ce n’est pas fait pour être trimballé toute la journée, même si certaines personnes choisissent de limiter leurs possessions au maximum pour justement ne pas avoir à s’en soucier.

Ma première étape dans une ville était donc pour moi l’auberge de jeunesse, la maison d’hôtes ou l’hôtel pour y déposer mes bagages. J’y laissais également mon ordinateur et mon passeport dans le casier. J’ai toujours essayé de trouver un endroit avec casier ou coffre-fort pour ne pas avoir à tout laisser sur mon lit. Lorsqu’il n’y en avait pas, je trimballais mon ordinateur portable dans mon sac de jour et mon passeport dans ma pochette ventrale ou ma pochette passeport pour la jambe (selon ce que je portais) si je n’étais pas en confiance avec l’endroit, mais ce fut plutôt rare. Je verrouillais également la pochette inférieure de mon gros sac à dos avec un cadenas discret et j’y passais la corde de la poche à chargement supérieur pour tout fermer.

Tu as mentionné t’être fait voler des choses dans ton sac. Peux-tu m’en dire plus à ce sujet? Ton sac n’était-il pas muni de petits cadenas pour toutes les fermetures éclair?

Comme mon sac à dos est à chargement supérieur, il n’y a qu’une seule fermeture éclair et c’est sur la pochette inférieure. Je fermais toujours mon sac à l’aide de cadenas et j’entortillais la corde fermant la partie supérieure dans le cadenas après l’avoir fermée à l’aide de nœuds particuliers pour que je puisse tout de suite repérer si on avait tenté d’y fouiller. Ça ne rend pas impossible le vol, mais ça évite les vols rapides dans les chambres d’auberge ou les transports en commun.

Oui, je me suis fait voler beaucoup d’objets, mais ce n’était pas sur la route ni dans mon lieu d’hébergement, mais plutôt pendant que mon sac faisait son chemin dans l’aéroport pendant mon vol de Buenos Aires à PuertoIguazu en Argentine. J’inspecte toujours mon sac à l’arrivée en bus ou en avion lorsque le sac ne reste pas à côté de moi et je n’ai pas omis de le faire cette fois-là, mais mes nœuds spéciaux étaient intacts. Je suis donc partie pour l’auberge de jeunesse et c’est en défaisant mon sac que je me suis aperçue qu’une de mes pochettes en maille était coupée au couteau. En fait, ils ont réussi à entrouvrir le dessus du sac d’à peu près la largeur d’une main, à glisser leur bras au fond du sac pour remonter la pochette située complètement au-dessous, à couper celle-ci à l’aide d’un couteau et à extirper les objets un à un.

Constatation des dommages - Vol dans mon sac à dos

Constatation des dommages – Vol dans mon sac à dos

 

Comme j’avais déjà quitté l’aéroport, Aerolineas Argentinas n’a jamais voulu admettre sa responsabilité… Un beau fiasco, mais au moins je n’ai rien perdu de primordial et tout a pu être remplacé et rapporté par mes amis qui venaient me rejoindre deux semaines plus tard en Bolivie.

Planification et budget

Tu devais au départ partir pour onze mois, si je ne me trompe pas. Qu’est-ce qui a motivé ta décision de revenir deux mois plus tôt?

Je suis partie le 29 janvier 2013 avec l’idée de revenir au maximum pour Noël. Je n’avais pas de date de retour prévue et j’y suis allée au gré de mes envies et de mon budget. Quand j’ai senti que le moment était venu de revoir mes proches, j’ai acheté le billet!

À quel point ton voyage était-il planifié? (Puisque, évidemment, on ne peut pas prévoir heure par heure ce qu’on fera pendant 9 mois!)

J’ai prévu avant de partir les grandes lignes de mon voyage, c’est-à-dire un itinéraire approximatif afin de pouvoir faire concorder les périodes nécessaires avec les vacances de mon chum et de mes amis, mais aussi pour avoir une idée des prix des billets d’avion. J’ai comparé les vols individuels avec un billet tour du monde et la première option revenait meilleur marché.

En route pour Copacabana sur le lac Titicaca

En route pour Copacabana sur le lac Titicaca

 

J’ai acheté mon premier billet Montréal-Panama et mon billet Panama-Argentine, car le Panama exige une preuve de sortie (comme plusieurs pays d’ailleurs). J’ai acheté les autres billets de 1 à 3 mois d’avance dès que j’avais une idée de mes dates désirées. Pour le reste, je réservais les lieux d’hébergement quelques jours d’avance. En ce qui concerne les activités, j’y allais au jour le jour, la plupart du temps.

J’aimerais connaître les détails de ton voyage : itinéraire,combien de vols, les dépenses, etc.

Montréal à Panama(vol 1) : Panama City ->Colón/Portobelo ->El Valle de Anton -> Santa Fe ->Boquete ->Bocas del Toro -> Panama City -> San Blas -> Panama City

Argentine et Chili :(vols 2 et 3) Puerto Madryn -> Ushuaia (vol 4) El Calafate -> El Chaltén ->Bariloche -> El Bolsón ->  Mendoza -> Valparaiso -> Santiago -> Buenos Aires (vol 5) PuertoIguazu -> Salta -> Jujuy -> Humahuaca

Bolivie et Pérou : Tupiza -> Uyuni (vol 6) La Paz -> Copacabana ->Puno -> Vallée Sacrée -> Cusco ->AguasCalientes -> Cusco (vol 7) Lima (vols 8 et 9)

Taipei : Taiwan (vol 10)

Thaïlande : Bangkok (vol 11) Koh Samui (vol 12) Bangkok -> Kanchanaburi -> Ayutthaya -> Chiang Mai -> Chiang Rai -> Chiang Mai (vol 13) Phuket (vol 14) Bangkok (vol 15)

Singapour : Singapour (et retour d’une semaine à Bangkok – vol 16) (vol 17)

Vietnam : Hanoi (vol 18) Hoi An -> Mui Ne -> Ho Chi Minh City/Saigon

Cambodge : Phnom Penh -> Kep -> Kampot -> Phnom Penh ->Battambang -> Siem Reap (vol 19)

Malaisie : Kuala Lumpur (vol 20)

Turquie : Istanbul (vol 21)

Irlande : Dublin -> Killarney -> Ennis -> Galway -> InisMór -> Galway -> Derry -> Antrim Coast -> Belfast -> Dublin (vol 22)

Dépenses approximatives

Janvier (incluant dépenses pré-voyage) 2078,69 $
Février 1531,69 $
Mars 2740,08 $
Avril 1413,13 $
Mai 2113,10 $
Juin 2171,38 $
Juillet 1522,72 $
Août 1428,26 $
Septembre 1686,67 $
Octobre 1000,00 $
Total approximatif selon mes notes 17 685,00 $

 

Quel montant doit-on prévoir pour un tour du monde?

C’est difficile de répondre à ce genre de question, car tout le monde voyage différemment. Mon voyage de 9 mois m’aura coûté un peu moins de 18 000 $, dont la majeure partie a été consacrée aux billets d’avion et au transport (voir Choisir un moyen de transport).

Par contre, j’aurais pu facilement couper de moitié ce budget, surtout si j’avais été avec quelqu’un d’autre tout le long, car les chambres doubles sont parfois moins chères que 2 lits de dortoir, les locations d’auto moins dispendieuses que les transports en commun, les épiceries plus faciles à partager, etc.

J’avais envie d’un voyage où je ne me priverais pas lorsqu’une activité chère mais chouette se présentait (comme la visite des glaciers, une nuit ici et là dans le luxe, des cours de cuisine, des activités particulières, etc.) et c’est ce que j’ai fait. Il y a moyen par contre de faire un superbe voyage moins cher en coupant sur les activités touristiques, en bougeant moins, en limitant l’avion, en dormant plus chez l’habitant, etc.

Crabe au poivre - Kep, Cambodge

Un des meilleurs plats de mon voyage à Kep au Cambodge. Il coûtait plus que mon budget quotidien alloué à la nourriture, mais je ne l’ai jamais regretté!

 

Côté bouffe, si tu manges toujours dans les restos, c’est beaucoup plus cher, l’Europe vide le portefeuille plus vite que certains pays d’Amérique du Sud et d’Asie du Sud-Est, donc il y a beaucoup de facteurs qui entrent en ligne de compte.

Je dis souvent aux gens : détermine ton budget et créé ensuite ton voyage. Il y a moyen de voyager pour tous les budgets de 1 à 100 000 $! Si c’était à refaire, je ne pense pas que je changerais grand-chose, à moins d’avoir moins de budget à ma disponibilité. Je voyage toujours selon le niveau de mes économies, donc parfois je me contente de peu, d’autres fois je me permets 😉

Varia

As-tu envoyé des choses par la poste à la maison? Si oui, as-tu facilement trouvé les bureaux de poste? La poste était-elle très dispendieuse?

Je m’étais dit que je ferais exactement ça si je trouvais de petites merveilles dont je ne pouvais me passer en souvenir, mais je n’ai pas eu à le faire. J’ai finalement acheté plusieurs petits trucs. J’ai par contre envoyé plus d’une centaine de cartes postales.

La poste varie vraiment selon le pays tant pour les timbres que l’envoi de colis. Certains pays ont une meilleure réputation que d’autres pour rendre votre colis à destination. Le meilleur moyen est de poser des questions aux autres voyageurs et de chercher sur Google pour connaître les expériences d’autres voyageurs.

Vérifiez toujours le prix de l’envoi par la poste locale ET par les compagnies connues comme DHL, Purolator, etc., car il n’y a parfois pas beaucoup de différence et les chances que votre colis se rende intact sont plus élevées avec les compagnies privées.

Quels sont tes coups de cœur en termes de pays/régions?

Définitivement l’Argentine et le Cambodge, en plus d’Istanbul. L’Argentine est si vaste, si variée, si différente du nord au sud et de l’est à l’ouest. Le Cambodge est un pays difficile à décrire, mais il m’a charmée. Istanbul est un mélange parfait de cultures, de traditions, de gastronomies. Une métropole où je retournerais sans cesse!

Le long du Bosphore à Istanbul

Le long du Bosphore à Istanbul

 

S’il y avait un endroit visité où tu serais restée pour vivre, quel serait-il?

Je pense que je pourrais vivre partout où je suis passée, car il n’y a pas d’endroit que j’ai détesté, mais l’Asie du Sud-Est en général me fait de l’œil!

Comment as-tu trouvé ton retour à la vie normale?

Honnêtement, peut-être un peu trop bien. Comme mon chéri est resté à la maison, mes choses sont demeurées intacts, je pense que ça a aidé à reprendre le fil. J’étais restée bien connectée avec mes proches pendant mon voyage, alors je n’ai pas eu l’impression d’avoir manqué trop de choses fondamentales.

Mon retour a été chamboulé par la maladie de mon grand-père et son décès et j’ai passé beaucoup de temps auprès de ma famille. La fin de 2013, les Fêtes et le mois de janvier ont passé si vite que je n’ai pas encore eu le temps de réaliser que nous sommes au mois de mars.

Je reprends tranquillement une routine, maintenant que je suis pigiste à plein temps. J’ai modelé ma vie pour qu’elle me plaise, alors je sens moins les impacts du retour que lorsque j’étais partie 6 mois en Allemagne, par exemple.

Des questions?

Merci à tous pour vos questions, si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à les indiquer ci-dessous ou à me les envoyer directement, je me ferai un plaisir d’y répondre dans la prochaine série de questions/réponses!

  

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14 commentaires

  • Commenter
    Véronique G
    1 avril 2014 à 11 h 24

    Merci pour cet article si complet ! Ça résume beaucoup de questions qu’on se pose en pensant à voyager autour du monde pendant quelques mois. C’est vrai que, plus on voyage seul, plus on s’habitue à la solitude, mais en même temps on rencontre toujours des gens sur notre route. Pour me préparer à un voyage en solo de plusieurs mois (et pour vivement décrocher pendant ma maîtrise!), je suis partie en Autriche et en France pendant 5 semaines, dont 3 semaines chez des amis. Mais j’étais seule la plupart du temps. Je n’ai pas vécu de choc, car j’avais beaucoup anticipé ces moments précieux. La seule chose que j’ajouterais à ton article (c’est bon grain de sel bien personnel), c’est la bonne idée de suivre de bons cours d’autodéfense [ceux si sont excellents : http://www.sereidefense.com/#page1%5D. Avant mon voyage, ces cours m’ont appris la vigilance et la défense personnelle en cas de détresse. Je n’en ai pas eu besoin, mais j’ai su éviter les situations louches. Ça aide aussi énormément le mental pour contrôler des moments de colère ou de stress.

    Je tiens aussi à sympathiser avec toi pour ton grand-père… j’ai eu une peur bleu de perdre ma grand-mère malade pendant mon voyage l’an dernier… et étant orpheline de grands-pères, je comprends à quel point perdre un proche peut être douloureux, surtout quand on aurait tant voulu rattraper le temps perdu.

    • Commenter
      Jennifer Doré Dallas
      1 avril 2014 à 08 h 29

      Merci pour tes bons mots. Oui, c’est vrai que ça peut parfois être une bonne idée, ne serait-ce que pour la confiance que ça donne.

  • Commenter
    rentreratelleauboutdunmois
    1 avril 2014 à 08 h 41

    ça donnerait presque envie ! 😉

  • Commenter
    Daniel Proulx
    3 avril 2014 à 09 h 29

    Merci Jennifer, c’est une très bonne idée de partager ainsi ton expérience, ça aidera sûrement beaucoup de futur voyageurs à prendre des décisions. Dans mon cas, ça me rappelle plein de souvenirs car j’ai fait ce genre de voyages à deux reprises et comme toi j’ai un faible pour l’Asie du Sud-Est. Ayant fait mes voyages en 1985 et 1994, beaucoup de choses ont changé et il est intéressant de constater à quel point internet et les outils de communication d’aujourd’hui facilitent la vie du voyageur.

    • Commenter
      Jennifer Doré Dallas
      6 avril 2014 à 01 h 08

      Oh wow, ça doit tellement avoir changé, c’était tellement plus aventurier à l’époque avec le peu de technologie! 😉 Chapeau!

  • Commenter
    Aanne
    4 avril 2014 à 01 h 27

    Merci beaucoup pour les réponses! C’est vraiment intéressant!

  • Commenter
    Élizabeth
    9 avril 2014 à 02 h 25

    Bonjour!

    Oui j’ai une question. Ta relation à distance.

    Pourquoi n’est-il pas parti avec toi?
    Comment s’est déroulé la relation à distance?

    Je veux tout savoir. Je le vis présentement et nous devrons le revivre à nouveau dans quelques mois et c’est difficile dans notre cas. Suis-je seule à trouver ca difficile regarder son partenaire voyager, en vacance, pendant que moi je travaille 7 jours sur 7?

    Merci

    • Commenter
      Jennifer Doré Dallas
      11 avril 2014 à 12 h 29

      Bonjour Élizabeth,
      Mon chum n’est pas parti avec moi, car ce n’est pas son truc, ce n’était pas son rêve et le projet ne lui disait pas. Par contre, il est venu me rejoindre cinq semaines et il a pris part aux préparatifs, m’a suivi religieusement et nous étions en communication quasiment tous les jours par Viber, Skype et courriel.
      Nous avons la chance que tout se soit bien déroulé. Nous nous étions préparés mentalement, connaissions les risques, mais les assumions. Je pense que le prix de ne pas réaliser un rêve nous aurait fait plus de tort que le fait d’être séparés aussi longtemps. Certes, ce n’était pas facile, mais honnêtement, plus facile que je ne l’aurais pensé.
      Le plus dur a sans aucun doute été pour lui qui est resté derrière, qui était dans le quotidien et pour qui le temps ne passait pas aussi vite.
      Je pense qu’effectivement, comme dans ton cas, ce n’est pas évident d’être celui qui reste derrière… Malheureusement, il n’y a pas de recette magique pour atténuer la distance, mais c’est un bon moment pour en profiter pour se ressourcer, se retrouver chacun de son côté, etc. Dans notre cas, ça nous a rapprochés énormément, mais je ne peux pas parler pour tout le monde.
      N’hésite pas si tu as d’autres questions!

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        Élizabeth
        11 avril 2014 à 08 h 44

        Merci Jennifer.
        Je suis rassurée. C’est bien répondu et je reconnais ma relation actuelle dans la votre.
        Effectivement, j’en ai profité pour me ressourcer et retrouver mes objectifs et rêves personnels. Malgré tout, ça m’arrive parfois de voir du positif dans ma relation à distance. 😉

        Merci pour ton bon mot.

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    Alison
    6 juin 2014 à 11 h 43

    Merci pour cet article super complet et rassurant!
    Je pars dans un mois pour un peu moins de 3 mois en Amérique du Sud (Normalement Equateur, Pérou, Bolivie et Argentine),et je commence à paniquer, avec toutes les grimaces que font les gens quand je leur annonce que oui,je pars seule…
    Tu me redonnes confiance 🙂
    Bisous!

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      Jennifer Doré Dallas
      8 juin 2014 à 12 h 50

      S’il fallait qu’on écoute tout le monde, on ne sortirait jamais de chez nous! 😉 Bravo à toi de partir, tu vas adorer je suis certaine. Tu reviendras m’en parler!

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    Chantal charpentier
    13 septembre 2016 à 12 h 04

    Bonsoir
    Je m’apprête a partir en juillet 2017 pour une année autour du monde et j’aimerais savoir les destinations par mois afin de ne pas être dans la saison touristique mais tout de même dans un temps intéressant. Merci beaucoup. Chantal

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      Jennifer Doré Dallas
      13 septembre 2016 à 03 h 30

      Bonjour Chantal,
      Faudrait m’en dire un peu plus sur les pays que tu vas visiter, car je ne connais pas par coeur les périodes pour les 200+ pays du monde 🙂 Ça me fera plaisir de t’aider si tu m’en dis un peu plus!

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    Meilleurs conseils pour voyager au féminin
    10 février 2017 à 05 h 39

    […] FAQ sur mon tour du monde […]

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