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Profils de voyageurs – Stéphane de La page à Pageau

Par les anecdotes et les photos qu’ils présentent, apprenez à connaître nos membres et collaborateurs tout en vous laissant inspirer pour vos prochaines aventures!

Cette fois, nous vous présentons Stéphane de La page à Pageau que nous avions déjà mentionné. Le timing pour cette parution n’est pas innocent! Au moment où vous lisez ces lignes, Stéphane doit être très fébrile! Il commence aujourd’hui sa grande aventure, son tour du monde dont il rêve depuis longtemps! Nous aurons la chance de vous en reparler, mais nous lui souhaitons bonne chance et une fabuleuse exploration!

Prise devant la mosquée Sainte-Sophie à Istanbul par Fatoş Inan

Quel est ton profil de voyageur?

Sac à dos. Auberges de jeunesse. Repas dans la rue plus souvent que dans les restaurants. Sorties avec des « inconnus-devenus-instantanément-mes-amis ». Musées d’histoire plus que musées d’art. Beaucoup de ville, un peu de plage, de montagne, de forêt, de désert. Des plans, mais aussi de l’improvisation. Peu de repos, mais beaucoup de plaisir.

De tous les pays que tu as visités, lequel as-tu préféré et pourquoi?

Le Venezuela, car c’est celui que j’ai le mieux connu. Même si certains de ses aspects sont plus difficiles, comme le réel risque d’agression, j’ai beaucoup aimé mon séjour là-bas. J’y ai rencontré des gens fantastiques et j’y ai vécu des expériences extraordinaires. Le pays offre une grande variété de paysages magnifiques, il peut plaire autant aux amateurs de plages que de montagnes. De plus, il possède une culture musicale fascinante et le café y est excellent.

Parmi les pays que j’ai moins connus, j’ai beaucoup aimé la Turquie, le Maroc, l’Espagne et la République tchèque. Ma plus belle surprise fut toutefois la Bulgarie, un pays agréable, décontracté, très riche en histoire : Plovdiv est une des plus vieilles villes d’Europe et c’est une ville que j’ai adorée.

As-tu une ou plusieurs mésaventures de voyage à nous raconter?

J’ai déjà été victime d’un vol, en plein jour, à Barinas, au Venezuela. Les dix plus longues secondes de ma vie. Les voleurs n’ont pris que mon appareil photo et je me considère très chanceux de m’en être tiré indemne, surtout après avoir entendu d’autres histoires de vol dans ce pays. J’aurais préféré qu’ils me laissent la carte-mémoire, mais bon… Mon conseil : évitez de vous promener seul dans le secteur autour du stade de baseball, même en plein jour.

À quel moment as-tu su que tu étais une passionnée du voyage et que ça ne s’arrêterait plus?

Quand j’étais enfant, je recevais des cartes postales d’un de mes oncles, un globe-trotter accompli (plus de 75 pays à son actif) et j’adorais cela, elles éveillaient ma curiosité. J’ai par la suite effectué mon premier voyage seul à l’âge de 13 ans : j’ai participé à un échange à Peterborough, en Ontario, avec l’organisme SEVEC, dans le but de développer ma maîtrise de l’anglais. J’ai alors eu la piqûre. Depuis, j’ai toujours cherché à voyager plus.

Si tu avais le choix de déménager demain à l’étranger, dans quelle ville t’établirais-tu et pourquoi?

Barcelone ou Istanbul. Deux villes festives, superbes, culturellement passionnantes, avec des habitants très sympathiques. Mais, à bien y penser, je choisirais Barcelone, car la proximité de la mer me plairait quand j’aurais envie d’un tour à la plage.

Quel est l’objet ou l’accessoire dont tu ne pourrais te passer en voyage?

Mon appareil photo.

Lorsque tu es en voyage, y a-t-il un type d’endroit que tu visites systématiquement dans chaque ville et pourquoi? (Musée, gare, restos indiens, qui sait!)

Bien que j’aime beaucoup les lieux historiques, les places publiques et les parcs, j’ai un faible pour les magasins de disques. J’achète toujours des disques de groupes locaux; pas nécessairement folkloriques, mais locaux. J’adore découvrir des groupes ou artistes que je n’aurais sans doute pu connaître en restant chez moi. D’ailleurs, je vous recommande l’album İnandığım Masallar (2006) du groupe stambouliote Pinhani, un étonnant et excellent mélange de rock alternatif, de moments « Pink Floyd-esques » et de sonorités du Moyen-Orient.

À la Tour Eiffel (prise par René Pageau)

As-tu prévu des voyages pour l’année à venir? Pourquoi as-tu arrêté ton choix sur ces endroits?

Le 10 novembre prochain (NDLR : aujourd’hui!), je pars faire un tour du monde d’une durée indéterminée. Je commence par les îles Fidji, l’Australie et la Thaïlande. Ensuite, je verrai une fois sur place. Idéalement, j’aimerais visiter au moins 15 pays sur 5 continents. Mon budget sera un facteur déterminant dans l’atteinte de cet objectif.

Je veux explorer ces régions du monde, car je ne les ai jamais visitées. J’ai le goût de découvrir un maximum de pays sur tous les continents, et comme j’ai déjà visité l’Amérique du Sud, l’Europe et l’Afrique du Nord, c’était donc logique que je commence par l’Océanie et l’Asie.

Qu’est-ce qui rend le voyage si magique pour toi?

La découverte continuelle. Le constant apprentissage. La nécessité de se débrouiller, de se dépasser. Le sentiment de vivre plus intensément. Les gens.

Quelle est la meilleure chose que tu aies mangée en voyage et qu’est-ce qui la rendait si unique?

Un repas de viandes (boeuf, porc, poulet) au restaurant La Viña, de Mérida, au Venezuela. Chaque table avait son propre BBQ, avec des plateaux de viandes bien garnis. Un véritable « carnivorgasme ». Quand j’y repense, je me dis qu’un tel restaurant contreviendrait à toutes les normes en matière de prévention des incendies de nombreux pays. Quoi qu’il en soit, j’y ai passé une merveilleuse soirée avec des amis formidables. Et j’y ai perdu la seule casquette que j’ai vraiment aimée.

Quelle ville ou quel pays as-tu le moins aimé et pourquoi?

Pays : la Suisse. Un beau pays, mais trop calme et trop cher à mon goût.

Ville : Barinas. Pas juste parce que je m’y suis fait voler, mais surtout parce que c’est une ville laide, où il n’y pas vraiment d’attractions ou d’activités dignes d’intérêt. C’est essentiellement une étape pour les gens qui se rendent dans la région des Llanos. Elle ne vaut pas la peine qu’on s’y arrête bien longtemps. En plus, il y fait chaud et humide, alors si, comme moi, vous n’aimez pas particulièrement ce genre de climat, vous risquez de trouver l’atmosphère encore plus désagréable.

Merci Stéphane! Nous avons hâte de lire tes nouvelles péripéties!

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