Zero Waste Home Béa Johnson Zéro Déchet
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Béa Johnson et le voyage zéro déchet

Dans la famille Johnson, il n’y a rien d’ordinaire. Alors que nous produisons des dizaines de kilos de déchets par mois, cette famille américaine génère moins d’un kilo de déchets par année! Oui, oui, vous avez bien lu, par année, et ce, pour une famille de quatre!

Vous avez peut-être eu l’occasion d’apercevoir Béa Johnson, la mère de cette famille, lors de son passage à Tout le monde en parle il y a quelques semaines où elle nous parlait de son mode de vie, mais aussi de son livre Zéro Déchet, disponible depuis peu dans la plupart des librairies.

Je suis depuis un moment son site Zero Waste Home et j’ai commandé son livre, car je trouve que le concept des Johnson est intelligent, rafraîchissant et pas extrémiste contrairement à certaines initiatives que j’ai vues par le passé. Je me suis toutefois demandé comment son concept pourrait s’appliquer aux voyages et je suis flattée qu’elle ait accepté de répondre à quelques questions pour nous en dire plus!

Zéro déchet Canada - Béa Johnson

Comment pouvons-nous adapter votre philosophie des 5R en tant que voyageurs? Des obstacles comme les cultures différentes, le fait que nous ne soyons pas à la maison et l’utilisation de produits différents de nos habitudes peuvent poser un défi supérieur au quotidien.

En voyage comme à la maison, notre démarche repose principalement sur les 3 premières règles puisque celles-ci permettent la prévention des déchets (que ce soit ceux voués à la décharge ou ceux qui sont recyclables).

Refuser : Refuser permet de stopper la demande (et par conséquent la création) de produits superflus et gaspilleurs de ressources naturelles. Lors d’un voyage, il est facile de refuser les bibelots gratuits (objets promotionnels distribués dans les foires, par exemple), les échantillons (portions individuelles de shampoing dans les hôtels, etc. voir Réutilisation), les prospectus (tels que les publicités de restaurants distribuées dans la rue, par exemple), etc.

Réduire : La simplicité volontaire que nous avons adoptée grâce à ce mode de vie nous a permis de nous désencombrer de nos meubles, nos effets personnels et nos garde-robes (chacune d’elles rentre dans un bagage à main). Ce minimalisme représente beaucoup d’avantages en termes de voyages.

  1. Du fait que nous possédons peu, il nous est facile de louer notre maison; la location nous paie nos weekends et nos vacances.
  2. Plus besoin de se creuser la tête pour savoir quels vêtements emporter… Comme tout rentre dans un bagage à main, on prend tout! (voir mes astuces pour réduire sa garde-robe dans mon livre Zéro Déchet)
  3. Voyager avec un bagage à main élimine le coût et l’étiquette non recyclable de son enregistrement à l’aéroport, facilite le voyage et accélère considérablement votre passage à l’aéroport (plus besoin d’attendre l’enregistrement ou l’arrivée de votre valise). Avec un téléphone portable, pas besoin d’imprimer votre carte d'embarquement non plus!

Réutiliser : Après le refus et la réduction, la réutilisation est un dernier recours pour la prévention des déchets. Pour chaque voyage, je me munis au minimum d’un petit sac en tissu (pour acheter un croissant en vrac, par exemple, et éviter son enveloppe en papier), d’un mouchoir en tissu (pour m’essuyer la bouche ou les mains et éviter les serviettes en papier) et d’une gourde.

Ma trousse de toilette contient un saupoudreur à épices pour le bicarbonate de soude que j’utilise pour me brosser les dents, un pain de savon (que j’utilise de la tête aux pieds), et un petit flacon de démêlant acheté en vrac.

Si je dois voyager en avion, je mange avant d'embarquer (je refuse le plateau de service en vol), j’utilise mes écouteurs de téléphone portable (pour éviter ceux fournis en vol) et mon châle (qui me sert aussi de paréo une fois à destination) comme couverture (pour ne pas ouvrir le sac en plastique de celles qui sont fournies en vol). L’hôtesse remplit ma gourde de la boisson de mon choix. Une fois à destination, on choisit des restaurants qui proposent des ustensiles lavables ou, si on loue un domicile, on utilise les contenants lavables qui nous sont disponibles pour faire nos courses en vrac. J’ai créé une application de téléphone intelligent qui s’appelle BULK pour localiser et partager les emplacements qui en proposent partout dans le monde. Si l’application n’en trouve pas, on se rabat d'emblée sur les marchés, les halles ou les magasins bios, puisqu’ils offrent universellement des aliments en vrac.

Recycler : Les 5 règles sont à suivre dans l’ordre, donc une fois qu’on a refusé au maximum, réduit au maximum et réutilisé au maximum, il reste peu à recycler, et très souvent même rien à recycler! Le recyclage ne nous intéresse que lorsque nous nous trouvons dans un endroit où le vrac est inexistant, ce qui est rare.

Composter : Beaucoup de villes à travers le monde se mettent au compostage de ville (j’ai trouvé des réceptacles sur des plages au Mexique!), mais si nous n’en avons pas à notre disposition pour nos épluchures, nous creusons un trou dans la terre et nous les y déposons. Si je me retrouve à l’aéroport avec un trognon de pomme entre les mains (un fruit étant un goûter Zero Déchet facile à obtenir on-the-go), je l’enterre au pied d’une plante en pot).

Il y a plusieurs programmes de crédits de carbone pour les voyageurs, quelle est votre opinion à ce sujet? Les utilisez-vous?

Les crédits carbone ne devraient pas nous donner une raison de voyager plus ou de façon irresponsable. Il est plus important et plus efficace de voyager moins, ou plus intelligemment (en train, par exemple, si cela est possible). Il m’arrive d’en acheter, mais les organisations de voyage les incluent de plus en plus (ça devrait être la norme).

Zero Waste Home Béa Johnson Zéro Déchet

Quelle est votre méthode pour vous approvisionner en eau sur la route (le Steripen, les capsules d’iode, la consommation de l’eau locale, etc.)?

L’année dernière, je suis allée en Argentine et au Chili avec un groupe. Les organisateurs de ce voyage recommandaient de boire de l’eau en bouteille. Sachant que notre guide buvait de l’eau de robinet, j’ai fait comme lui, et n’ai eu aucun problème. Une fois à bord du bateau d’expédition pour le Cape Horn, il est passé aux bouteilles d’eau, je me suis donc mise au thé. Je crois que, hors la peur de tomber malade, beaucoup de touristes boivent aussi des bouteilles d’eau tout simplement par manque de gourde. Il revient à chacun de se renseigner sur l’eau de robinet locale (voir si les dangers sont réels), mais aussi de penser à se munir d’une gourde.

Que suggérez-vous dans les pays qui n’ont pas d’installations de recyclage?

Ne laissez pas le manque de réceptacles vous faire penser que le recyclage est inexistant dans un pays, car dans beaucoup, comme le Brésil, la séparation de matériaux recyclables se fait à la décharge par des individus. Ceci dit et comme décrit plus haut, le Zéro Déchet ne repose heureusement pas sur le recyclage, mais sur les trois premières règles, grâce auxquelles on n’a plus besoin de recycler.

Que faites-vous sur la route lorsque vous avez des restants dans votre assiette?

Que ce soit dans un restaurant local ou en voyage, nous n’avons pas de restants d’assiette : nous commandons juste ce qu’il nous faut, quitte à passer une commande supplémentaire si nous avons sous-estimé notre faim. S’il reste du pain dans le panier, ce qui est plus souvent le cas, je l'emballe dans un mouchoir ou le sac en tissu mentionné ci-dessus, pour un encas.

Avez-vous d’autres conseils généraux pour nous aider à nous rapprocher d’un voyage zéro déchet?

Quelle que soit la situation inattendue dans laquelle je me trouve, je me repose sur les 5 règles pour m’aider à prendre une décision, à résoudre un problème. Je vous invite donc à consulter mon livre Zéro Déchet pour plus d’informations sur ce mode de vie : j’y propose non seulement des astuces pour réduire ses déchets domestiques (cuisine, hygiène, fêtes, camping, etc.) tout en faisant de grosses économies d’argent, mais surtout pour alléger sa vie, car c’est en vivant avec moins que l’on vit plus : plus d’expériences, plus de bonheur, plus de liberté, plus de découvertes!

Merci à Béa de m’avoir accordé cette entrevue!

Pour vous procurer son livre : en format papier, EPUB et PDF aux Éditions Transcontinental et sur Amazon Zéro déchet (en français) ou en anglais : Zero Waste Home.

Et vous, que faites-vous pour réduire votre consommation en voyage?

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Bea Johnson - voyage sans déchets

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39 commentaires

  • Commenter
    ChrissandVoyage
    10 mars 2014 à 08 h 52

    Je vais surement passer pour le mauvais élève mais personnellement je ne fais pas du tout attention à cet aspect environnemental. Je respecte la nature en triant mes déchets, en achetant des produits bio, des équipements peu énergivores mais je ne veux pas changer mes habitudes de consommateurs en m’imposant des contraintes. L’exemple doit être montré par nos politiques et nos grandes entreprises, hors ce n’est vraiment pas le cas! C’est un peu faite ce que je dis, pas ce que je fais.
    Ca me dégoute qu’on impose de + en + de contraintes au citoyen alors qu’en haut de l’échelle c’est l’abus total!

    • Commenter
      Jennifer
      10 mars 2014 à 08 h 43

      Je suis tout à fait d’accord que l’état et les grandes compagnies devraient aussi être impliquées dans l’écoresponsabilité, ça, c’est certain. Par contre, je ne pense pas que les citoyens en sont exemptés. Ça implique tout le monde, du plus petit au plus grand. Après, c’est certain qu’il y a de l’amélioration possible partout aussi 🙂

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      Laurent
      17 mars 2014 à 06 h 09

      Je suis intrigué là. Le job des politiques (enfin des députés), c’est de voter des lois. Donc c’est ce qu’ils font, ils votent des lois qui instaurent de nouvelles règles en matière d’écologie par exemple. Qu’ils se les appliquent eux même, c’est pas plus mal mais leur job, c’est d’instaurer des règles.
      Quant aux entreprises, elles ne font que vendre ce que les consommateurs achètent. Évidemment, elles font de la pub pour vendre plus, mais si plus personne n’achète d’eau en bouteille, Danone ne va plus continuer à en vendre.
      NOUS sommes responsables de notre monde et la somme des NOUS, c’est le monde entier. Un NOUS c’est peu, tous les NOUS, c’est tout, il n’y a rien d’autre.

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      Darius
      11 janvier 2015 à 06 h 11

      Tu n’as pas besoin d’attendre qu’une loi soit votée pour réagir. Ton commentaire me fait penser à ces personnes qui attendent au lieu de réagir par eux même. Car dans le fond, ce sont les petites personnes qui arrivent à faire bouger les choses.

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    Location francophone
    11 mars 2014 à 01 h 19

    Je suis du même avis que Jennifer.En effet, tout le monde doit être responsable, et pour cela, il faut éduquer plus, sinon, comment serait notre écosystème d’ici dix ou vingt ans?

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      Jennifer Doré Dallas
      12 mars 2014 à 09 h 16

      En fait, je trouve que ça fait du bien de voir que c’est possible. Sans aller jusqu’au bout, sans faire exactement pareil, on peut déjà faire un bon bout de chemin!

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    Jeremy
    11 mars 2014 à 03 h 21

    Je trouve un peu contradictoire ton « pas extrémiste » Jennifer, et le « on choisit des restos qui proposent des ustensiles lavables par exemple » de la famille dans les questions/réponses. J’aimerai bien savoir ce qu’il y a de plus extrémistes pour choisir son resto. Je pense que pour 99% des gens, ça doit paraître extrême.

    Idem pour le pain qu’il reste, si on ne le prend pas, ils le resserviront la plupart du temps au client suivant 🙂

    Idem pour l’enterrement du trognon dans un pot à l’aéroport, je me mets en situation, j’ai du mal à trouver plus extrémiste.

    Donc oui je suis un peu étonné par le « pas extrémiste » (même si je suis certain qu’il y a plus extrémiste, mais bon, on peut toujours trouver plus ….).

    Et attention, je ne suis pas en train de dire que ce qu’ils font n’est pas louable, bien au contraire, je suis admiratif parce que pour changer ses habitudes, ça doit être vraiment compliqué dans le monde dans lequel on vit. Je pense simplement qu’on est quand même dans l’extrême malgré ce qu’indique l’intro de l’article.

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      Jennifer Doré Dallas
      12 mars 2014 à 09 h 15

      Salut Jeremy,
      Personnellement, je ne trouve pas ça extrémiste d’aller dans un resto où il y a des ustensiles en métal qui sont lavés et relavés plutôt que des ustensiles jetables. On s’entend que la plupart des endroits ont ce genre d’ustensiles à part les fast food.

      Après, ce que je voulais dire par extrémiste, c’était plutôt qu’elle fait cela parce qu’elle en a envie et ne prêche pas. Rien ne m’horripile plus que les gens qui pensent détenir la vérité parce qu’ils ont pris une certaine tangente différente de la moyenne. Ce que fait Béa est chouette à mon humble avis perso et je trouve qu’elle n’est pas extrémiste. Elle ne s’empêche pas de faire des choses, elle les fait simplement autrement. Après, elle ne dicte pas non plus la conduite, mais partage plutôt son expérience. Ce n’est pas comme quelqu’un qui s’affiche dans les médias avec une idée, un projet, un mode de vie et traitent les autres comme des moins que rien parce qu’ils ne font pas la même chose.

      Même si j’adore ça, j’avoue ne pas suivre ce qu’elle fait à ce point, mais ça n’empêche pas que c’est une bonne piste pour réfléchir à notre consommation, améliorer ce que l’on fait. Après, chacun est libre de le pousser comme il veut.

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    Amélie champel
    11 mars 2014 à 08 h 51

    Bonjour, je trouve cet article intéressant et bravo à cette famille. Par contre je ne vois vraiment pas l’intérêt de refuser son plateau repas dans l’avion. J’ai déjà voulu le faire mais en réfléchissant, je me suis dis que de toute façon il finirait à la poubelle alors autant manger ce qu’il contient! ça sera toujours ça qui ne sera pas gaspillé… Puisque de toute façon je pense que c’est peine perdue d’essayer de les éliminer, il y en aura toujours et quand on passe 10h dans un avion, au bout d’un moment on a faim quand même!!! Par contre le coup de tendre la gourde à l’hôtesse, j’aime bien et le gobelet ne sera pas jeté inutilement si je ne l’utilise pas!

    • Commenter
      Jennifer Doré Dallas
      12 mars 2014 à 09 h 08

      C’est un bon point, je me demande ce qu’ils en font réellement. Je vais demander à une amie agente de bord.

      L’idée de la gourde semble tellement évidente, et pourtant, je ne l’ai jamais fait… Une bonne piste pour commencer! 😉

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    Julie Bigras
    14 mars 2014 à 01 h 06

    Bonjour,
    Je suis le blog de Béa depuis un certain temps car je suis tombée dessus en faisant des recherches avec « Zero Waste » parce que ce sujet m’intéressait et particulièrement en voyage. depuis j’ai adopté plusieurs habitudes qui ne me contraignent pas. je le fais par choix et contrairement à ce que les gens pensent, je ne suis pas malheureuse, au contraire je suis davantage malheureuse quand je vois les déchets que je crée. J’ai commencé à utiliser la gourde et le petit verre de métal « repliable » en avion en 2007, lors d’un voyage en tunisie, et aucun agent de bord ne m’a fait de remarque sauf des remarques positives du genre « C’est chouette ce verre, quelle bonne idée! ». Souvent je demande de remplir ma gourde seulement à moitié, et les agenst prennent le temps de la remplir au complet. c’est sur que ça provient de bouteilles d’eau d’un litre, mais ca fait un verre de moins (2 si on compte l’aller retour et 4 si on fait des transferts!). Aussi je refuse toujours les petites « napkins » et souvent je ne bois que mon eau à partir de ma bouteille. En voyage, j,apporte mes pailles et mes ustensiles réutilisables, et ils me servent souvent. C’est pas vraiment lourd et c’est moins lourd sur ma conscience! Aussi je m’apport des collations en avion (sauf des fruits et légumes) pour éviter d’être tenté par les collations hyper emballées.
    Ce sont des trucs tellement faciles à réaliser et quand les gens me regardent, je vois bien soit qu’ils me trouvent folle, soient qu’ils se disent « hum pas fou, ça! » ou « ben oui je n’avais jamais pensé à ça ». J’ai au moins le pouvoir de faire réfléchir les gens sans leur faire la morale. Au bout du compte je pense que mes actes ont des conséquences sur ceux des autres, et c,est tant mieux pour ma mère la terre!

    • Commenter
      Jennifer Doré Dallas
      15 mars 2014 à 11 h 50

      Merci pour ton commentaire Julie. J’apporte toujours des ustensiles, c’est super pratique, surtout pour les pique-niques improvisés! Hésite pas à nous partager d’autres de tes trucs 🙂

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    Laurent
    17 mars 2014 à 06 h 02

    En voyage, surtout dans les pays chauds, on boit évidemment beaucoup d’eau. Boire l’eau du robinet, OK, c’est ce que je fais à la maison, mais il y a tout de même un paquet d’endroits où c’est assez peu réaliste. Du coup, j’utilise un filtre à eau. Hors de question de jeter toutes ces bouteilles en plastique. Et en plus, avec le filtre à eau, pas besoin de devoir toujours trouver de l’eau, ce qui n’est pas toujours évident quand on arrive tard dans un coin un peu paumé.
    Mais je suis toujours surpris de constater que je suis quasiment le seul à faire ça. Tout le monde me prend pour un extra terrestre avec mon filtre.

    • Commenter
      Jennifer Doré Dallas
      17 mars 2014 à 07 h 20

      Tu n’es pas tout seul, j’ai fait la même chose dans mon tour du monde, mais c’est vrai que je me sentais aussi très seule à ce moment-là. J’ai vu plusieurs personnes acheter de grosses bouteilles et la trimballer pour remplir leur petite à partir de la grosse, ce qui n’engendre pas nécessairement moins de plastique, mais ces grosses bouteilles sont recyclées par les locaux comme bidons à essence, etc., donc au moins elles ont une deuxième vie plus garantie. Je ne peux pas dire que c’est parfait, mais c’est « déjà » un peu de conscience écolo, en plus de coûter moins cher.

      Par contre, je ne partirais plus sans mon StériPen. C’est tellement facile, léger et rapide!

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      Laurent
      18 mars 2014 à 06 h 50

      Alors là, tu m’intéresses avec ton Steripen !! J’y songe pour remplacer mon filtre quand la cartouche sera bonne à changer. L’avantage que je vois au Steripen, c’est que ça tue aussi les virus alors qu’avec mon filtre, il est encore nécessaire d’avoir recours à un traitement chimique pour les virus. En plus ça me semble bien plus pratique. Mais très dure d’avoir des infos et des retours sur le produit. Une boutique parisienne (Le Vieux Campeur pour ne pas la nommer) le distribuait, mais a laissé tomber. Quand je suis allé leur demandé pourquoi, ils m’ont dit que contrairement aux apparences, ce produit n’était pas miracle et avaient rencontré de nombreux problèmes, du coup ils ne le vendaient plus. On trouve peu de retours sur la toile (enfin, la dernière fois que j’ai cherché en tout cas).
      Tu l’as utilisé de manière intensive ? Tu profilerais l’eau avant ? Bref, tu avis sur la question m’intéresse grandement !

      • Commenter
        Jennifer Doré Dallas
        19 mars 2014 à 02 h 28

        C’est vraiment un excellent outil, hyper simple! Selon les gens que j’ai consultés avant de sélectionner ce modèle précis, ça marche bien. Une amie m’a confirmé que sa belle-soeur qui travaille dans le domaine l’approuve et qu’il filtre bien plus que les autres.

        C’est léger, efficace, pas trop long à utiliser. J’ai lu qu’elle avait rencontré des problèmes de durée en raison d’une mauvaise utilisation. TSé les gens qui ne suivant pas les instructions? 🙂 heheh Peut-être que c’est ça que le Vieux Campeur mentionnait. Mais bon, rien n’est parfait. Même les bouteilles d’eau en plastique peuvent être contaminées par les bouchons, etc. Pour moi, ça me convient! 😉

        Je l’ai utilisée en Amérique du Sud et en Asie du Sud-Est dès que de l’eau purifiée n’était pas dispo à l’auberge (car beaucoup ont des mégafiltres et offrent une fontaine pour remplir nos bouteilles). C’est la seule manip que je faisais avec l’eau. Je la recommande toujours et je connais plusieurs personnes qui ont survécu à l’Inde avec 🙂 hehehe Si tu as des questions, n’hésite pas! J’avais prévu un review, mais c’est un peu la folie!

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        Laurent
        20 mars 2014 à 06 h 16

        Parfait, merci pour ce retour Jennifer. Je pense en effet qu’un petit billet sur le sujet serait une excellente idée. Ce genre de matériel est assez peu connu des voyageurs et ça pourrait en convertir quelques un.

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    code promo lastminute.com
    18 mars 2014 à 12 h 42

    C’est un très bon livre que j’ai avalé avec plaisir 😀

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    Marie
    21 mars 2014 à 10 h 33

    Belle interview qui offre de belles pistes.

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    Globestoppeuse
    1 avril 2014 à 12 h 15

    J’adore cet article ! Bon, comme ailleurs sur les Internets, les commentaires me dépriment. Ils autour du JE, ME, MOI. Come on ! Personne ne vous impose quoi que ce soit ! C’est la même chose que la sécurité en voyage, ici, on vous donne des pistes, des trucs, à vous de choisir ce qui vous convent !

    « Oui mais moi, là » – NON !

    Après, il semble y avoir une confusion entre extrémiste et radical. Se passer de papier de toilettes est radical – et la moitié du monde le fait en pensant que ceux qui s’essuient ont un problème d’hygiène… Qui sont les extrémistes ici, cette moitié-ci de la planète ou l’autre ?

    Les propositions de cette famille sont radicales – ils s’attaquent à la racine du problème qu’elle a choisi : la production de déchets. C’est radical ! L’extrémisme serait d’imposer ces mesures ici, là, partout. Mais là, ça n’a rien à voir, on n’impose pas, on informe !

    Des ustensiles lavables au resto, extrémiste ? Come on !
    « Je ne veux pas changer mes habitudes de consommateur en m’imposant des contraintes. » –> Eh bien fais-le pas ! Reste une consommatrice, si important pour toi, si c’est ce qui te définit ! Cette famille a trouvé que « zéro déchet » les définissait mieux, va-t-on les blâmer en plus ?

    Oui, c’est une montée de lait, mais il est bio et plein d’anticorps 😉

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    Elisabeth
    16 avril 2014 à 02 h 04

    Bonjour Jennifer!
    Je lis ton blogue depuis un bon moment pour me rappeler de bons souvenirs d’Asie… 🙂
    Là, je serais bien intéressée à en savoir plus sur le Stéripen! J’ai lu ton échange avec Laurent, et après je suis allée voir en ligne. Je vois qu’il en existe différents modèles… comment choisir ? Et comment cela se compare-t-il aux gouttes qu’on peut mettre dans nos gourdes pour désinfecter l’eau (ce que j’ai utilisé jusqu’à présent dans mes voyages)? Notre prochaine destination: l’Équateur avec nos cocos de 6 et 4 ans, cet été!
    Si tu avais le temps de m’informer là-dessus, ce serait très apprécié 🙂

  • Commenter
    aline
    13 mai 2014 à 12 h 22

    Si vous souhaitez connaitre les astuces pour simplifier sa vie et pouvoir tenter l’aventure Zéro déchet, il existe un forum français qui s’inspire de Béa Johnson, dont je suis membre et qui est bourré d’astuces!
    http://zerodechet.forumactif.org/

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    Planet Addict
    22 juillet 2014 à 03 h 24

    Hello Jennifer,

    Je découvre ton blog et j’en suis ravie! Je suis aussi une grande voyageuse et je cherche tous les moyens pour limiter mes déchets. J’ai d’ailleurs écris plusieurs articles à ce sujet sur mon blog.
    En tout cas, cet article interview est génial. Je cherchais justement un moyen de purifier mon eau. J’ai pensé à la paille Lifestraw mais ton steripen m’intrigue aussi!

    Merci pour le tuyau! 🙂

    • Commenter
      Jennifer Doré Dallas
      22 juillet 2014 à 10 h 36

      Plaisir! C’est toujours bon de réfléchir à notre impact en tant que voyageur. Quand on voit à quel point on peut changer des choses qu’on prend pour acquis, c’est assez étonnant!

      • Commenter
        Planet Addict
        23 juillet 2014 à 11 h 52

        Tout à fait d’accord!

        C’est bon de réfléchir au zero déchet en toute circonstance!

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    Chipoune
    29 janvier 2015 à 04 h 28

    Bonjour,
    Je m’intéresse à cette démarche qui est très louable.
    Le cas de la gourde, je le fais déjà en allant au sport ou en allant en vacances (je fais du caravaning). Les couverts au restaurant, tellement logique pour moi. Le midi je fais ma gamelle et quand j’ai pas eu le temps, j’achète une salade et je demande qu’on la mette dans ma boîte tupperware (en plastique je sais mais elle est réutilisable c’est déjà ça).
    Par contre pour ce qui est des vêtements pour enfants et autre comme les couches, je ne me voie pas changer les vêtements surtout un bébé, ni laver les couches. Donc pour les vêtements j’ai trouvé le vide-greniers, je les vends et j’en profite pour en racheter d’occasion (pas tout je l’admets).
    Suivre le total exemple de la famille de Béa, je crois que je ne suis pas encore prête. mais j’essaie de faire des petits gestes au quotidien (potager, co-voiturage,…).

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    Shell Menara
    9 février 2015 à 04 h 09

    bonjour, comment ça se passe pour l’hygiène ? le papier toilette est il utilisé ? et les serviettes hygiéniques alors ? nous sommes tous concernés par ces deux produits. Qui peut répondre svp ? merci

    • Commenter
      Jennifer Doré Dallas
      9 février 2015 à 10 h 56

      Je ne peux pas répondre à la place de Béa pour ce qu’elle fait exactement, mais je pense qu’il est facile d’éliminer l’utilisation de serviettes hygiéniques avec des produits comme la diva cup, même chose pour les serviettes à main, etc. Pour le papier hygiénique, il est également possible d’utiliser des linges en morceaux que l’on lave à la machine.

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      Anick-Marie
      10 février 2015 à 01 h 56

      La moitié de la planète utilise de l’eau au lieu du PQ et n’a pas l’air de s’en porter si mal. 😉

      Les serviettes hygiéniques lavables et les coupes menstruelles sont assez faciles à trouver de nos jours.

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    sly
    26 novembre 2015 à 12 h 47

    bonjour a tous tres motivé par le livre et maintenant le site … Avons nous vraiment le choix ,,? je pense plus …il faut maintenant agir il est temps de se reveiller … et sauver ceux qui reste …

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    Le zéro déchet en voyage | Tranches de Pimou(s)
    1 juillet 2016 à 11 h 21

    […] pense que l’accès à l’eau potable pose problème, l’entrevue de Béa Johnson sur le blogue de voyage de mon amie Jennifer est très […]

  • Commenter
    Pascale Lavoie
    1 août 2016 à 08 h 05

    En voulant garder ma gourde à Barcelone et boire l’eau du robinet de même qu’au Resto, j’ai été malade pendant 2 jours……donc mon côté écolo en voyage je vais le mettre de côté et prendre malheureusement des bouteilles d’eau……

    • Commenter
      Jennifer Doré Dallas
      1 août 2016 à 12 h 27

      Avais-tu utilisé le SteriPen? Parfois, on peut tomber malade à cause d’autre chose que l’eau aussi. C’est toujours le risque, mais le jeu en vaut la chandelle en voyage 🙂

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