republique tchèque contrôleur église
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Mon héros du jour, ce contrôleur tchèque

12 h 05, je suis assise dans le train à tenter de relaxer sans toutefois y arriver. J’ai trop peur de rater l’arrêt. J’y arrive toutefois sans trop d’embûches, mais c’est là que tout se corse. Le contrôleur ne parle ni anglais ni allemand et je ne parle pas tchèque pour exprimer mon désir de localiser le deuxième train que je dois prendre.

À court d’idées (et même un peu désespérée), je sors mon carnet et mon stylo et je dessine une croix pour représenter une église et un os pour l’ossuaire qui est ma destination. Il doit se dire que je suis une folle Américaine débarquée je ne sais d’où, mais il finit par comprendre mes simagrées et me dirige vers le train en direction de Kutna Hora Mesto.

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Les gribouillis dans mon carnet échangés avec le contrôleur

 

Je m’assois dans le train et qui ne vois-je pas courir vers moi, entrer et me prendre la main pour m’en sortir? Mon gentil contrôleur qui me tend une brochure et me pointe, comme un berger mène son troupeau, vers un chemin qui me conduira à l’office de tourisme où je trouverai quelqu’un parlant à peu près anglais.

Il disait vrai, ce monsieur! Certes, cette anecdote n’est pas extraordinaire, mais elle est restée gravée dans ma mémoire. Je la raconte toujours aux gens qui me demandent comment je fais pour voyager seule dans un pays dont je ne connais pas la langue. Soyez sans crainte, il y aura toujours un bon samaritain pour vous sortir du pétrin. Votre sourire et un peu d’humour vous mèneront loin en voyage, pourvu que vous ne soyez ni trop naïf, ni trop craintif!

Vous avez sans doute également des anecdotes d’âmes charitables qui ont à leur façon marqué vos périples. Racontez-les-nous!

Jennifer

 

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2 commentaires

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    "Du Monde au Tournant"
    9 février 2013 à 11 h 36

    L’âme charitable (parmi tant d’autres), c’est chez moi, à Bruxelles, que je l’ai rencontrée, il y a quelques années.
    Je travaillais comme étudiante dans un cinéma à l’autre bout de la ville. A la fermeture, je me suis rendu compte que les horaires de tram avaient changé et se terminaient plus tôt.
    Pas de bus, pas d’argent pour prendre un taxi, pas d’autres solutions : rentrer à pied. Pour un sacré bout de kilomètres et dans des quartiers pas forcément réputés la nuit.
    Un couple avançant un peu devant moi, je leur ai demandé si je pouvais les accompagner un bout de chemin, histoire de me sentir moins seule. Au bout de la rue, ils ont décidé de prendre un taxi et m’ont proposé de monter également. « Tu seras déjà plus proche de chez toi ».
    En arrivant, l’homme s’est tourné vers le chauffeur, lui a donné 20€ supplémentaire. « Vous pouvez reconduire mademoiselle chez elle ».
    Je n’ai jamais pu le rembourser, ni même le remercier, le taxi est parti tout de suite. Mais je ne l’ai jamais oublié.

    Julie

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      Jennifer
      9 février 2013 à 03 h 04

      Quelle belle anecdote. C’est vrai qu’il ne faut pas toujours chercher loin pour avoir de belles aventures! Merci d’avoir partagé! As-tu payé au suivant, comme ils disent? 🙂

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