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Détour obligé

Peu importe où l’on va en Europe, ça sent l’histoire avec un grand H. En Scandinavie, on court après les Vikings, à Rome, ce sont les ruines du plus grand empire qui nous entourent. À certains endroits, on entend parler de druides, à d’autres, on visite les plus grands temples, et ainsi de suite. Chaque lieu a ses particularités et une histoire qui lui est propre, cependant, l’Europe entière, et cela inclut même les pays qui se sont déclarés « neutres », partage un pan d’histoire : la Seconde Guerre mondiale. En Amérique, le souvenir de cette guerre est présent, mais beaucoup moins que dans les vieux pays. Étrangement, la majeure partie de ce qu’on sait de l’histoire, on l’a appris à travers les films ou les séries télévisées, et non par des cours d’histoire ou des cérémonies spéciales. C’est donc pour en savoir plus, par curiosité et aussi par respect, qu’on a décidé d’aller visiter le camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz, à environ 70 km de Cracovie.

L’entrée du camp – Véronique

Arbeit Macht Frei, soit Le travail rend libre. C’est la phrase qui nous accueille à l’entrée du camp. Difficile de ne pas relever l’ironie. Difficile de ne pas ressentir un pincement au coeur en traversant la barrière. Difficile de vraiment réaliser qu’en ce beau dimanche après-midi ensoleillé, on choisit d’aller là, de s’y promener et d’en ressortir à sa guise, alors que plus d’un million de personnes, en majorité des juifs, n’ont pas eu cette chance.

Les barbelés – Véronique

Après la visite du premier camp, on prend la navette du musée qui nous conduit à Auschwitz-Birkenau, le deuxième camp situé à trois kilomètres. Là se trouvait la majorité des prisonniers et des baraques. Là se trouvaient les chambres à gaz et les fours crématoires. Là se terminait la voie ferrée. Là s’ouvraient les portes des wagons de train, à l’entrée des chambres à gaz. Moins de travail pour les bourreaux.

Vers le camp – Véronique

Ce n’est pas toujours facile de réaliser tout ce qui s’y est passé. Les informations nous parviennent d’un peu partout, quelquefois disparates. Ça semble parfois si loin de chez nous. Pourtant, c’est faux. Organisée et mise en place par des gens éduqués venant d’un pays industrialisé occidental, cette « solution finale » fut orchestrée il n’y a que 60 ans. Les chiffres sont énormes. Parfois, ça déstabilise. Plus de 6 millions de juifs, de Tziganes, d’homosexuels, de Témoins de Jéhovah, de handicapés, de prisonniers politiques, d’intellectuels et de Polonais ont été exterminés. Il est parfois difficile de se sentir proche d’un tel nombre, mais il faut essayer.

Renseignements utiles :

On peut se rendre à Auschwitz de plusieurs façons :

  1. On peut prendre part à un tour organisé qui part de Cracovie. C’est cher, mais vous n’aurez pas à vous casser la tête. On achète les billets soit à l’hôtel, soit à l’office de tourisme.
  2. On peut prendre un taxi. Si vous êtes en groupe, ce mode de transport peut être intéressant. Vous y serez en à peu près une heure.
  3. On peut prendre le train ou l’autobus. Le prix et la durée du trajet sont sensiblement les mêmes, mais le train nous laisse à la gare qui est située à quelques kilomètres du camp-musée tandis que le bus nous laisse directement à la porte.
  4. Une fois arrivé, on peut se promener seul ou s’inscrire à un des tours guidés gratuits offerts dans plusieurs langues.

Véronique
Les humeurs de Mélodie

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