Nuages par le hublot - Retour de voyage
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Chronique d’un retour de voyage annoncé

Ça fera 8 mois, 21 jours et 12 heures que j’aurai quitté la maison quand je poserai pied à Montréal. Imaginez-vous donc que je pourrai en toute légitimité chanter ma chanson coup de cœur de retour de voyage, parce que je passerai par le transit d’Amsterdam! À moi, Moffatt dans les oreilles!

Nuages par le hublot - Retour de voyage

Bon, blague à part, j’ai largué une bombe dans ma vie de voyageuse cette semaine. J’ai annoncé mon retour de tour du monde comme j’ai annoncé mon départ, c’est-à-dire tout simplement, ici, sans fla fla. C’est le genre de truc que personne n’a envie de faire à 100 %, il y a toujours 15 000 pour et 15 000 contre, on veut revenir pour voir les gens qu’on aime, mais on ne veut pas mettre fin à notre trip, à notre projet qui nous occupe depuis des mois, voire des années. Je l’ai fait.

J’ai acheté un billet d’avion de Dublin à Montréal pour le 19 octobre 2013.

Je le mets en gras pour que je l’encaisse un peu plus, que ça me rentre un peu plus dans la tête, dans la réalité.

À 16 h 50 ce samedi-là, je toucherai donc terre, le cœur en miettes de mon tour du monde « passé » et le bonheur au cœur de retrouver mon amoureux, ma famille, mes amis qui me manquent tellement. Je vais probablement (100 % certain en fait) pleurer toutes les larmes de mon cœur à l’atterrissage et arrêter de pleurer rendue à la maison, après les retrouvailles.

En ce moment, il me reste à peu près un mois et je ne sais pas comment je me sens. Je n’arrive pas à cerner mes émotions. Je suis sereine avec ma décision, mais je ne sais pas si je suis triste ou contente, je ne suis rien, on dirait…

Dès que je parle à mon chum, je réalise que je vais le serrer dans mes bras bientôt et ça me donne un sentiment d’extase, mais tout de suite après, je retourne à la logistique de mon voyage en cours et je réalise que bientôt je n’aurai plus à penser à l’endroit où je vais dormir ou à ce que je verrai le lendemain et ça me calme les ardeurs assez sec, merci.

En gros, je suis en train d’écrire un article aussi mélangé que moi… Vous me pardonnerez?

263 jours que je n’aurai pas mis les pieds chez moi. 263 jours que je me serai réveillée ailleurs, sans poutine ni marché Jean-Talon, sans brunchs 5 à 7.

Comment revenir? Comment atterrir d’un rêve qu’on a concrétisé? Comment se préparer au retour? Je me connais, j’ai toujours mille projets, alors je vais foncer tête première dans un autre truc à réaliser. Mais comment bien faire le « debriefing » post-tour du monde dans mon esprit pour mieux le gérer?

Je pense qu’il n’y a pas de recette miracle, ou pas de recette du tout en fait… Mais, bon, parce que je vous aime fort fort, je vous annonce mon retour, mais surtout, que j’ai pas mal… hum… bon… peur? Ouais, j’ai la mauzusse de grosse chienne. Ouf… c’est dit. Je me sens mieux.

C’est normal, hein, dites? Ça va passer, hein?

Ça vous fait ça lors d’un retour de voyage?

 

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4 commentaires

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    Catherine B.
    14 septembre 2013 à 03 h 17

    Toute une aventure qui prend fin! Tu auras profité de ce périple au maximum, j’en suis convaincue. Les quelques jours passés ensemble en Amérique du Sud au milieu de ton long voyage m’ont permis, notamment, de réaliser que tu vivais pleinement ton rêve! 🙂 Profite des derniers moments et ne te gêne pas pour pleurer au retour! Ce sera un méchant mélange d’émotions, comme tu dis. Nous serons là pour t’accueillir avec le sourire! xx

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      Jennifer Doré Dallas
      25 septembre 2013 à 01 h 40

      Merci ma poule! Quel plaisir d’avoir partagé ces 3 semaines avec vous. On les a vécues à plein et je m’en souviendrai toujours. Pis tu peux être certaine que je vais en brailler une shot au retour 🙂

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    Tiphanya
    24 septembre 2013 à 03 h 20

    A 18 ans, j’ai passé 6 semaines en Australie. C’était mon rêve. Bien modeste à côté du tien. Mais à mon retour, j’étais obnubilé par le fait d’avoir accompli mon rêve qui avait occupé tellement mes pensées depuis des mois, et donc je n’avais plus de rêve comme objectif à atteindre.
    En fait quand on me demande si le voyage que je fais actuellement est un rêve, je pense toujours en premier à mon voyage en Australe… il y a dix ans déjà !
    Profite de chaque jour qu’il te reste. Pour la suite, tu verras bien.

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      Jennifer Doré Dallas
      25 septembre 2013 à 01 h 40

      Ah, non, il ne faut pas dire ça! Chaque rêve en est un, petit, grand, énorme, il est le rêve de quelqu’un et ça fait qu’on ne peut pas juger de son importance ou de sa modestie!
      C’est vrai qu’on reste à jamais marqué! Pour moi je pense que ça restera toujours d’être partie la première fois en sac à dos en Europe. Tout le monde avait peur pour moi, ne savait pas trop ce qui m’attendait, mais j’ai bravé la tempête et je suis partie. J’en ai bavé, car la première fois on en bave toujours un peu, mais j’ai vécu une expérience incroyable. Maintenant, mes proches ne vivent plus mes départs de la même façon, ils sont habitués je crois! 🙂

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