Une voyageuse pas décidée, ou derrière les rideaux de Moi, mes souliers

J’adore économiser, faut pas se leurrer. Quand on m’offre de dormir chez l’ami d’une amie ou que je trouve une offre incroyable pour une nuitée à l’auberge, à l’hôtel ou en AirBNB, je saute généralement sur l’occasion. Encore plus quand c’est pour vivre une expérience plus locale comme en ce moment à Stockholm. Mais là, je vous avertis, je vais faire ma fifille gâtée au cours des prochaines lignes, alors libre à vous de vous abstenir ou de me lancer des tomates virtuelles.

tomates

Photo Flickr Adam Selwood

 

Il est hyper rare que je prenne de vraies vacances depuis que je suis blogueuse, encore moins depuis que je suis pigiste à temps plein.

Chaque fois que je me promène dans la rue, que je visite un nouvel endroit ou que je rencontre des gens, des histoires, des articles ou des photos me viennent en tête. Même si je n’apporte pas mon ordinateur et que je me dis que je ne travaillerai pas, c’est inné, ça arrive, car j’adore mon métier!

Ça fait en sorte que je travaille souvent à des heures bizarres aussi, puisque je visite ma destination de jour et je tape sur le clavier ou trie des photos en soirée. Mes journées sont donc bien remplies (par choix, on s’entend) et je suis souvent fatiguée au retour d’un voyage. Rien d’anormal, me direz-vous…

Cette fois, pendant l’Islande, je travaillais pour le guide Ulysse (obtenez 10% de rabais avec le code MOI10) et pour mon blogue, et je voyageais avec ma bonne amie Lucie. Trois en un. Je m’en suis sortie plutôt bien, je trouve, mais j’ai changé d’avis en arrivant à Stockholm.

Je suis ici pour une conférence et je dors chez l’habitant. C’est génial, mais comme les journées de conférence commencent à 9 heures et se terminent aux petites heures, j’ai l’impression que je n’ai pas de temps pour moi. J’ai donc une envie folle d’avoir mon espace, de pouvoir me promener à moitié nue si ça me chante en sortant de la douche, de me laisser traîner entre les allers-retours à ma chambre quand les ateliers me permettent trois secondes et quart de répit. Le soir, quand le party se termine, ça me dirait de ne pas avoir à prendre le métro et le tram pour rentrer, mais plutôt l’ascenseur quelques étages plus hauts.

Ma chambre - Hotel Rixos Libertas Dubrovnik

Avoir sa propre chambre, c’est toujours apprécié!

 

Et c’est là où je me demande si je suis une vilaine personne pas branchée, car c’est moi qui voulais rencontrer des Suédois, vivre la vie locale comme j’aime toujours faire et de surcroît économiser. Je ne le regrette pas, loin de là. Ma tergiversation n’a rien à voir avec la plus que sympathique personne qui m’accueille, mais je me demande juste pourquoi je ne me suis pas écoutée. Ah, je me souviens : l’argent!

Ça serait le fun si ça poussait dans les arbres, ça, non?

Ça vous arrive de ne pas être branché, de vouloir « recommencer » la planification d’un voyage autrement?

Cet article est plus que décousu, je vous l’accorde, mais ça me fait du bien de partager avec vous.

Alors, dites-moi que je ne suis pas seule à contester mes propres choix (gloups, j’espère que non!)

Bon là c’est l’heure des tomates virtuelles où vous me dites :

ben là Jen, tu ne vas quand même pas essayer de faire pitié. LOL.

Bonne journée! 😉


À propos de Jennifer Doré Dallas

Jennifer Doré Dallas est une blogueuse, conférencière, rédactrice et auteure montréalaise. Quand elle ne trotte pas sur la planète à l'affût de nouvelles expériences, elle parcourt son Québec natal à la découverte du terroir de la province. Elle adore mettre à profit ses voyages pour faire connaître les richesses du monde aux voyageurs et donner envie de partir à ceux qui n’osent pas encore! Économe, elle aime autant les auberges que le luxe à l'occasion, mais le plus important pour elle est d'obtenir la meilleure valeur pour son argent tout en faisant des rencontres intéressantes! Obsédée par les sacs Ziploc et son SteriPen, elle déteste de tout coeur les parapluies. Les objets dont elle ne peut se séparer? Son journal de voyage et son appareil photo. Son dada écono : les marchés et les épiceries.