S'orienter dans Taipei, Taiwan
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Premières observations sur Taipei (ou l’Asie, peut-être?)

Propres à l’Asie ou à Taipei, je ne sais pas encore, mais voici quelques-unes de mes observations sur le vif dans ce premier arrêt en Asie.

Être créatif pour se repérer

Première chose à faire, se trouver une carte et pas n’importe laquelle. Assurez-vous que les noms de rues et d’établissements sont indiqués autant en anglais qu’en mandarin. Il faut toutefois se méfier, les coquins! Ce n’est pas une solution à toute épreuve, car les cartes n’ont pas toutes la bonne orthographe. Une même rue pourra s’écrire ChangAn, Cheng An, Chen En ou ChongEn… Bonne chance pour Google Maps!

Se déplacer à Taipei

Des médecins partout?

On voit un peu partout dans le monde des Asiatiques qui portent un masque médical et on se demande pourquoi, mais ici, il y en a de toutes les formes, couleurs et textures, même des Hello Kitty (j’étais trop surprise pour avoir le temps de le prendre en photo, zut!). En scooter, je comprends, c’est pour se protéger les poumons, mais partout dans la rue, pourquoi? Eh bien, j’ai posé la question et il semble que ça soit pour se protéger du smog ambiant, mais aussi pour éviter de répandre des bactéries et virus quand les gens toussent ou se sentent malades. 

L’ordre et l’efficacité

Ceux qui me connaissent savent que je ne peux tolérer sans ronchonner le manque d’ordre et de civisme dans les transports en commun. Ici, je suis aux anges! Les gens attendent patiemment en file indienne (il y a même des couloirs tracés au sol), laissent les gens sortir avant de rentrer et cèdent vraiment leur place à ceux qui en ont besoin. Les wagons et les stations brillent de mille feux et des toilettes sont à notre disposition. Quoi demander de mieux? Ah oui, des traductions : il y en a partout sur les affiches, pas de soucis!

Le métro de Taipei, Taiwan L'ordre dans les lieux publics à Taipei

Je suis impressionnée par la propreté des rues, des lieux publics et des trottoirs. Pas un papier qui vole au vent, pas une saleté, même dans le métro. On pourrait quasiment manger par terre. On voit rarement des gens nettoyer pourtant… je n’en ai croisé que deux pendant mon séjour d’une semaine. Comment font-ils?

Taipei, ville extrêmement propre

Des toilettes partout

Quand je voyage, j’ai une phobie : ne pas trouver de toilettes au moment où j’en aurai besoin. Je n’ai pas l’habitude de me gêner pour entrer dans un café ou un restaurant en Europe, mais ça ne se fait pas partout. Ici, à Taipei, pas de souci! Il semble y avoir des toilettes partout, même dans les stations de métro, et plus d’une! (Montréal, à quand cette innovation?) Il y a même des affiches pour indiquer à combien de mètres est la prochaine. Très efficace et rassurant!

Les rois des pictogrammes

Partout où vous irez, vous trouverez des images, des affiches et des symboles pour vous indiquer le droit chemin. Pas de papier dans la toilette, pas de Crocs dans les escaliers roulants, pas de ci, pas de ça. Pas moyen de ne pas comprendre! Pratique quand on est étranger, d’ailleurs!

Même un petit guide pour manger des dumplings - Taipei, Taiwan

Même un petit guide pour manger des dumplings

Les regards curieux

Comme partout où notre blancheur (dans mon cas quasi cadavérique) et, si vous êtes comme moi, votre « babyface » détonne à l’étranger, vous attirerez les regards, ce qui est selon moi normal. Jusqu’à présent, plusieurs curieux ont penché la tête pour m’examiner, mais toujours poliment. Plusieurs m’ont même touché le bras pour me montrer qu’ils me regardaient faire, mais gentiment, sans vouloir le faire de manière impolie, en cachette. Une demoiselle a même pouffé de rire dans le métro à côté de moi. Me demandant pourquoi, je me suis retournée vers elle et elle a mimé ma vitesse d’exécution au clavier de mon téléphone intelligent. On a partagé un petit moment de rigolade sans mots.

En gros, vous ne passerez pas inaperçu, mais on vous respectera et on vous sourira, la plus belle des récompenses de bienvenue.

Les gorges se vident

S’il y a bien quelque chose que je ne peux pas tolérer à la maison, ce sont les gens qui crachent ou qui se raclent le nez et la gorge en public. Eh ben tant pis pour moi, parce qu’ici c’est chose courante, c’est moi la bizarre de ne pas le faire! Préparez votre tolérance. Quand on s’y attend, c’est moins pénible, je pense.

La verdure

Tout est vert à Taipei, des parcs ici et là en ville, mais surtout des forêts à perte de vue en périphérie de la métropole. Pour s’évader des sons de la ville, c’est parfait. Aussi, des bacs de recyclage sont disposés à côté des poubelles publiques, donc en matière de ville verte, vous serez servi.

De jolis parcs un peu partout dans la ville - Taipei, Taiwan La verdure en pleine ville - Taipei, Taiwan

Détails pratiques

C’est déboussolant l’Asie la première fois qu’on y met les pieds, certes. J’ai eu quelques moments d’hésitation avant de sortir de l’auberge de jeunesse, mais une fois qu’on s’y trempe, on en veut encore et encore!

Se déplacer

Armé d’une carte, c’est très facile de se déplacer à pied. Il y a des feux pour piétons et tout est indiqué clairement dans la plupart des quartiers. Le métro est plus qu’efficace et les panneaux sont bilingues, donc impossible de se perdre. Le taxi peut s’avérer plus complexe, car rares sont les chauffeurs qui parlent anglais, mais si vous avez une carte professionnelle de l’hôtel avec l’adresse en mandarin, vous n’aurez pas de problème.

S'orienter dans Taipei, Taiwan

Finances

Vous trouverez des guichets automatiques à tous les coins de rue, ou presque. La plupart sont compatibles avec les réseaux Plus et Visa, donc pas de souci pour l’utilisation de votre carte de guichet. Je n’ai pas vu un seul bureau de change hors de l’aéroport, alors vaut peut-être mieux changer votre argent avant de vous rendre en ville.

 

J’espère ne pas vous avoir découragé avec mes faits divers sur Taipei, car j’ai adoré ma visite ici. Je compte bien revenir explorer le reste du pays d’ailleurs, car 7 jours n’ont pas suffi à assouvir ma soif de découvrir cet endroit!

Avez-vous déjà mis les pieds en Asie? Si oui, comment avez-vous trouvé ça? Sinon, qu’appréhendez-vous?

 

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3 commentaires

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    Katherine
    24 septembre 2013 à 11 h 15

    Lire tout ça me rend nostalgique puisque j’y suis allée en avril dernier !! La ville est superbe et l’ambiance des night market est extraordinaire. Petite remarque toutefois, en Taiwan, ils parlent taiwanais. En fait, ça resesemble beaucoup au mandarin, mais c’est très différent à la prononciation. (On ne s’en rendra pas compte si on est seulement en visite) Les Taiwanais et les Chinois (qui eux, parlent mandarins) ne sont pas en parfaite harmonie et cela se voit à la simple visite de Taiwan vs Chine. Les Taiwanais sont très respectueux contrairement aux Chinois. Mise à part cet apostrophe, ton blogue est super et très inspirant !

    • Commenter
      Jennifer Doré Dallas
      25 septembre 2013 à 01 h 44

      Bonjour Katherine!
      Tu as raison, la langue majoritairement parlée est le taiwanais, mais la langue officielle est le mandarin! 😉
      Oui, les marchés sont vraiment biens à Taiwan, c’était ma première étape d’Asie, alors j’en ai vraiment profité à fond et je compte bien y retourner!
      Merci de ta lecture!

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    Prunus mume
    8 janvier 2016 à 06 h 48

    Bonjour,

    A propos de ‘Les gorges se vident’, voici des citations pour vos infos: les français qui crachent également…

    1.  » Il existe bien une loi qui interdit de cracher dans les lieux publics : en l’occurrence, un décret pris par le gouvernement Vichy le 22 mars 1942. Modifié en 1992, il est toujours en vigueur.  » (‘Ce que dit la loti’, Le Parisien, 11/01/2013)

    2. « Je n’ai jamais vu ça de mon côté, même lorsque j’étais moi-même à l’école. Je n’ai jamais dû faire de slalom entre les crachats à Paris pour marcher, les crottes de chien partout dans notre capitale, c’était bien assez écoeurant comme ça. Même lorsque je vivais en Afrique du Nord, il n’y avait pas autant de gens qui crachaient dans la rue qu’aujourd’hui en France. »

    3.  » Moi j’ai vécu dans une petite campagne plutôt tranquille, et quand j’allais au collège, presque tous mes camarades (mais pas moi, ça me dégoûtait) crachaient en permanence. Du coup, je ne savais pas que c’était quelque chose en expansion, moi j’ai toujours vu ça (et ça me répugne toujours autant d’ailleurs). »

    4.  » Alors pourquoi le football ? « Crachent-ils le feu, ces malotrus, ces morveux ? », s’interroge Christian Montaignac dans son Petit traité de la connerie des sportifs et autres concernés (éditions Prolongation) ». (‘Sur les terrains, les footballeurs crachent comme ils respirent’, Pierre Théobald, 04/01/2016)

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