22 conseils de voyageurs d’expérience pour économiser en voyage

Ah, l’argent, principal dilemme de tout voyageur! On me demande souvent comment je fais pour économiser en voyage, où je gratte mes sous pour pouvoir voyager aussi longtemps. J’ai donc demandé aux explorateurs d’expérience autour de moi de vous livrer leur meilleur conseil pour réaliser des économies sur la route, tous sujets confondus. Vous pouvez aussi retrouver le même genre d’article-conseil pour voyager léger et ou les top destinations à visiter en 2016!

18 CONSEILS de voyageurs d'expérience pour économiser en voyage

1.    Voyager comme si on habitait sur place

Voyager avec un petit budget (ou l’envie de l’étirer le plus longtemps possible) implique de développer des stratégies! Les trucs et astuces, il y en a plein. Le plus important, c’est de trouver ceux qui nous conviennent et l’équilibre de vie dans lequel on est bien.

Lors de notre premier grand voyage, nous n’avions aucun plan. Notre seule ligne directrice était notre budget : « quand on a plus d’argent, on rentre »… Et c’est exactement ce que nous avons fait, en rentrant avec moins d’un dollar en poche!

Nous avons, par moment, vécu avec un niveau de vie très bas, à manger du riz blanc tous les jours et à dormir dans des endroits pour le moins vétustes. Avec le temps, nous avons adopté une autre ligne de conduite, moins basée sur le budget et plus sur nos besoins. Respecter un certain équilibre et confort de vie.

Finalement, la formule qui marche pour nous, c’est vivre comme si nous habitions sur place. Cela signifie, par exemple : côté alimentation, de fréquenter les établissements où vont les locaux; côté transport, de se déplacer avec les transports qu’ils utilisent… Et cela implique également de voyager plus lentement : voir moins, mais mieux! Un voyage plus immersif et plus près de la réalité des habitants du pays.

Amandine Legrand – Un sac sur le dos

Amandine Legrand - conseil voyage

2.    Revoir sa relation avec l’argent en voyage

Pour économiser en voyage, il faut revoir notre relation à l’argent. On parle toujours de combien on gagne, mais jamais de combien on dépense. Donc pour nous, tout est question de dépense.

Les trois types de dépenses que l’on fait lorsque l’on voyage sont les déplacements, la nourriture et le logement. À cela s’ajoutent les activités payantes. Donc, pour voyager plus longtemps en économisant, il faut d’abord prendre son temps. Voyager plus lentement permet de rentabiliser les trajets. Ensuite, au niveau logement, nourriture et activité tout peut être presque « gratuit » par les échanges de services, ex. : être logé et nourri en échange de 4 h à 5 h de travail par jour. Ce principe permet de diminuer drastiquement votre budget. Et c’est souvent lors de ce genre de bénévolat que nous vivons nos meilleures expériences qui n’ont pas de prix.

Alizé et Maxime — Détour Local

Alizé avec un singe au Costa Rica

 

3.    Voyager à pied

Mon conseil pour économiser en voyage est de choisir le mode de transport le moins coûteux au monde pour voyager : la marche à pied! Mes voyages les moins onéreux ont été ceux lors desquels j’ai fait un trek sur plusieurs jours (Alaska, Colombie-Britannique, Écosse, Équateur, Costa Rica). On voit du pays, on rencontre des locaux et d’autres randonneurs, on mange local en s’approvisionnant dans les épiceries et on dort sous la tente ou en refuge, c’est-à-dire pour presque rien. Même si l’on ne compte pas partir en trek très longtemps, deux ou trois jours de marche permettent d’économiser beaucoup tout en voyageant. Mon prochain projet est d’ailleurs de partir au Japon et, puisque c’est un pays touristique très cher, d’y faire une belle et longue randonnée lors du séjour. Sur trois semaines passées dans le pays, une semaine complète de randonnée sans presque rien dépenser permet de garder ses sous pour les deux autres semaines et on peut davantage se faire plaisir.

Mais attention, il faut toutefois investir en amont dans du bon matériel de marche (chaussures, sac à dos, bâtons, etc.). En plus de nous déplacer sur d’assez bonnes distances (parfois 20 à 30 km par jour), on s’immerge vraiment dans la culture et la nature du pays. Et on y fait d’aussi belles photos que si l’on avait visité les attraits touristiques bondés. Il vaut parfois mieux faire appel à des guides locaux pour savoir où randonner et partir encadré, question sécurité. Ceci ajoute donc des frais au voyage, mais bien moins que des excursions de type vol panoramique en hélicoptère…

Dernier point, la marche permet de garder la forme et de dépenser les calories des repas souvent copieux que l’on peut faire au cours d’un séjour. Histoire de ne pas se dire en rentrant : j’ai pris 20 kg pendant ce voyage!

Frédérique Sauvée — À la Croisée des Sentiers

Frédérique Sauvée - North Coast Trail, BC - Ulysse

4.    Se déplacer moins en voyage

Il y a aujourd’hui beaucoup de façons de voyager à moindres frais, mais on oublie souvent que le transport c’est souvent un des budgets les plus conséquents. Enfin, non, on ne l’oublie pas vraiment, mais l’envie de dire « je suis allé dans XX pays » fait qu’on voit souvent un voyageur partir 6 mois et faire 15 pays (et encore il y a « pire »). Après je ne dis pas en Europe, les pays sont relativement petits, mais ces voyageurs partent souvent de l’Europe, passent en Asie, en Océanie, rarement en Afrique et en Amérique. Bref ils en auront fait des kilomètres en six mois et… ça leur aura coûté un bras! Donc, mon conseil, c’est que si vous partez, ne pensez pas au nombre de pays, voyagez lentement, évitez l’avion, restez plus longtemps où vous vous sentez bien. On entend souvent parler de « slow travel » et quand on a du temps, je pense que c’est super! Alors, pour économiser en voyage, visitez moins de pays, mais visitez-les plus!

Moran — Rencontre le Monde

Moran de Rencontre le monde en stop

5.    Utiliser les sites d’économie collaborative pour voyager

Une des dépenses les plus importantes en voyage est le logement. Parmi les solutions, celle de travailler pour se loger gratuitement. Vous allez me dire que ce n’est plus vraiment des vacances… Détrompez-vous! Ce sont des expériences incroyables! Mais comment ? Grâce au Wwoofing, j’ai pu travailler dans une « cattle station », autrement dit un ranch, dans l’Outback, c’est-à-dire au milieu de nulle part. J’y ai découvert la rudesse des terres rouges de l’Australie et le quotidien d’une famille un peu coupée du monde, de cowboys (ou devrais-je dire jackeroo en australien), mais tellement chaleureuse!

D’autres sites d’économie collaborative existent, comme Helpx et WorkAway. Si vous ne souhaitez pas travailler, il y a aussi certaines personnes qui louent leur habitation sur des sites comme AirBnb ou Wimdu. Souvent à des prix intéressants, ce sont des locaux enthousiastes qui vous accueilleront. Lors de mon city-trip à Berlin, le premier soir, nous sommes restés à discuter toute la nuit avec mes hôtes AirBnb… Pour quelques nuits, il existe le site Couchsurfing où, après avoir complété votre profil, il sera possible d’envoyer des demandes aux couchsurfeurs pour vous héberger. Ne pas hésiter à envoyer beaucoup de requêtes et de demander à vos amis de vous ajouter quelques références. Enfin au-delà des sites Internet, l’économie collaborative c’est aussi sur place qu’on la pratique, à la rencontre des gens. On échange, on jardine, on donne des cours de langue et en retour on vous héberge, on vous fait découvrir la ville…

Madame Bougeotte

Madame Bougeotte dans l'Outback australien pour économiser

6.    Utiliser les mêmes services que les locaux

Les offres de services et les entreprises qui se développent pour répondre à une demande touristique pratiquent des coûts généralement assez élevés. Un repas dans un restaurant qui sert de la nourriture occidentale coûtera deux à trois fois le prix d’un bon repas dans un restaurant fréquenté par les locaux. Privilégiez ces restaurants, les marchés et les échoppes de nourritures de rue.

Lorsque vous arrivez dans un nouveau lieu, demandez à la population locale les meilleurs endroits pour se délecter en ville, ou regardez tout simplement les restaurants qui ont une grande affluence d’habitants du pays. C’est le meilleur indicateur de qualité. La nourriture de rue demeure la plus abordable. Pour seulement un dollar, vous aurez bien souvent un repas complet dans certains pays. Pour les transports, le principe demeure le même. Les navettes privées qui desservent les destinations les plus touristiques d’un pays ont souvent des prix exorbitants. Par exemple, au Costa Rica, ce type de transport coûte environ 40 $ US pour trois heures de route. En transport local, il en coûte quelques colones seulement pour parcourir le même trajet. Ces derniers sont certes beaucoup plus lents, moins directs et moins bien entretenus, mais ils sont aussi beaucoup plus économiques. Utiliser les mêmes services que les locaux vous fera économiser énormément d’argent, mais vous pourrez du même coup partager des moments avec les gens des pays que vous visitez et découvrir davantage certains aspects de leur culture.

Rachel L. — Découverte Monde

Rachel Latour en voyage - Découverte Monde

7.   Séjourner chez l’habitant

L’hébergement gruge souvent la plus grosse partie du budget voyage. Faire des économies est la raison première pourquoi le séjour chez l’habitant est devenu de plus en plus populaire. C’est loin d’être le seul avantage. Tout d’abord, séjourner chez l’habitant est le meilleur moyen de s’immerger dans la culture locale, faire des rencontres authentiques en partageant la vie des hôtes, ou tout simplement en étant logé dans un quartier résidentiel où l’on peut vibrer au rythme de vie local.

Ensuite, on se sent souvent comme chez-nous dans des logements avec du vécu, une personnalité, des meubles, des décorations, des jouets, des cadres photos qui racontent une histoire, au lieu de la froideur et l’anonymat d’une chambre d’hôtel. Et finalement, on fait effectivement beaucoup d’économies, et ce sont les locaux qui en profitent au lieu que ce soient les grandes chaines hôtelières. On a aussi souvent l’occasion de cuisiner et de partager des repas, ce qui permet d’économiser beaucoup en plus de tisser des liens d’amitié. Pour notre part, on aime particulièrement séjourner chez l’habitant dans des villages reculés à travers des initiatives locales qui visent à créer un échange entre les communautés indigènes et les visiteurs étrangers. On vous parle de nos séjours chez l’habitant sur le blogue.

Nadia et Mike — Lovetrotters.net

Lovetrotters à Sapa au Vietnam

8.   Favoriser les itinéraires alternatifs

Pensez à prendre des itinéraires alternatifs pour vos voyages! Il est en effet parfois possible de payer un billet des dizaines d’euros moins cher en changeant de lieu de départ. Par exemple, en France, un Lille-Lyon en train vous coûtera facilement 150 euros l’aller-retour… sauf si vous partez depuis la Gare de Tourcoing avec la ligne Ouigo qui vous permet de payer votre aller-retour Tourcoing Lyon en train… 20 euros. De même, en avion, certains départs me coûteraient bien moins cher en partant de l’aéroport de Bruxelles (30 minutes en train depuis Lille) plutôt que de celui de Paris. Enfin, les voyages en bus sont souvent bien moins coûteux que leurs équivalents en train.

Seul petit bémol : qui dit transport moins cher dit souvent un peu plus de contraintes! La ligne Ouigo Tourcoing-Lyon n’a qu’un départ en début de soirée, par exemple. De même, il est plus dur de trouver des itinéraires alternatifs pour les petites villes qui sont moins bien desservies.

Malicyel — Un pied dans les nuages

9.    Partager ses repas

Plusieurs me trouveront rabat-joie, voire trop ennuyeuse, mais avouons-nous-le, une des choses qui grignotent le plus notre budget en voyage, ce sont les restos. Pour ma part, je pratique très souvent la technique du repas partagé (lorsque je voyage accompagné, évidemment). Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que les portions de restaurants sont toujours folles.

J’avoue ne pas être une très grande foodie à la base, donc j’imagine que cet aspect m’aide beaucoup pour résister à la tentation de tout goûter, et du coup, tout acheter sur le menu. Ma tactique? Cibler les restos-terrasses ou les « take out », où il est facile de partager son assiette. Choisir la grosse portion de pâtes au resto italien, ou le format géant de nachos sur la terrasse du coin, et partager le repas avec la personne qui vous accompagne. Huit fois sur dix, la portion est suffisante pour sustenter deux personnes jusqu’au prochain repas. Pour les deux rares fois où ça gargouille encore, quelques noix dans le fond de mon sac à dos font office d’un très bon dessert et comblent bien mon restant d’appétit. Les avantages dans tout ça? Pas d’exagération, pas de gaspillage dans l’assiette, et surtout une économie considérable à la fin de la semaine. Faites-en l’essai!

Claudia – Claudia La Roadtrippeuse

Claudia Matteau en voyage en France

10. Miser sur le plein air

Je ne pars jamais en voyage sans quelques essentiels ultralégers (mini brûleur, savon écologique, couteau portatif, ustensiles pliants, etc.) afin de pouvoir cuisiner moi-même — et économiser beaucoup de sous — et être autonome si je décide de partir en randonnée d’un ou de plusieurs jours. Dans la plupart des pays, le coût d’entrée des parcs nationaux est bas — voire carrément gratuit —  et miser sur le plein air est une bonne façon de remplir ses journées d’activités palpitantes, sans sortir un rond de sa poche pendant plusieurs jours. Qu’on soit n’importe où sur la planète, la randonnée est une activité à la portée de tous — petits et grands — et permet de garder un certain mode de vie équilibré tout en étant sur la route. Pour moi, c’est également une façon de « faire de la place » pour mieux m’empiffrer plus tard, sans culpabilité!

Emylie – La Yukonnaise

Économies en plein air - EmylieTM

11. Récupérer de la nourriture gratuitement

L’une des nombreuses astuces permettant d’économiser en voyage est de récupérer de la nourriture gratuitement. En effet, l’alimentation peut rapidement plomber un budget, il est pourtant très simple de trouver de quoi manger un peu partout. Je conseillerais de débuter par le glanage alimentaire (ou dumpster-diving), aux alentours des supermarchés, des marchés de fruits et légumes, et des commerces de bouche en général (boulangeries, snacks, pizzerias, etc.). Aux heures de fermeture et de préférence en dehors des centres-ville, il n’est pas difficile de glaner quelques repas. Il est également possible de récupérer la nourriture directement dans les assiettes, technique également appelée table-diving, aux alentours des restaurants, fast-foods, centres commerciaux… C’est un peu plus compliqué, mais il y a souvent de bonnes surprises!

Pour commencer, je recommande de tenter l’aventure à plusieurs, vous verrez très vite qu’il s’agit souvent d’un jeu d’enfant. N’oubliez pas d’apporter un sac pour rapporter vos provisions, et assurez-vous de laisser les lieux propres derrière vous. Les avantages du glanage sont nombreux : réduction du gaspillage alimentaire, diminution des déchets, remise en question de la culture du tout-jetable à travers un engagement militant, sans compter l’intérêt économique indéniable.

 Astrid Duvillard — Histoires de tongs

Astrid - Histoires de tongs

12. WorkAway pour échanger et rencontrer

J’ai découvert WorkAway, le Saint-Graal du voyageur à petit budget, lors de mon voyage au Yukon l’été dernier. Ce site Web permet de contacter des gens aux quatre coins du globe, qui acceptent de vous loger et de vous nourrir en échange de quelques heures de travail par jour. Vous pouvez aider Mathieu à traverser le Pacifique sur son catamaran, Mauricio avec le marketing de son bar à vin en Argentine ou Amber avec son projet de ferme bio au Yukon. Les possibilités d’apprendre et de vivre de nouvelles expériences tout en économisant des sous sont in-fi-nies. J’ai eu l’occasion de m’improviser cuistot, femme de ménage, jardinière et bûcheronne au pied des montagnes de l’Ouest en échange d’une belle cabine et de trois repas par jour. Mais surtout, en échange de choses qui ne se calculent pas, de rencontres avec des gens de partout à travers le monde, de connaissances qu’aucune job de bureau n’aurait pu me donner. C’est aussi ça voyager.

Anne Marie — Just Doers

JustDoers

 

13.Trouver une chambre en colocation

Pour économiser en voyage, j’ai une tactique qui marche extrêmement bien pour réduire son budget logement, c’est en fait assez simple : la colocation. Ça parait un peu bête comme ça, mais c’est vraiment efficace. Par contre, c’est plutôt réservé aux personnes qui voyagent lentement, qui aiment bien rester quelques semaines ou quelques mois dans un endroit.

C’est par exemple ce que j’ai fait lorsque je suis resté trois mois à Barranquilla, dans le nord de la Colombie (voir mon expérience). Je suis arrivé en auberge de jeunesse et j’ai rapidement cherché une colocation pour me poser un mois afin de travailler. J’ai contacté une dizaine de personnes sur des sites d’annonces, visité trois appartements et choisi un bien sympa. Vous pouvez trouver une chambre en colocation, voir un studio assez facilement partout dans le monde. Dans 90 % des cas, cela vous reviendra moins cher que l’hôtel ou l’auberge. Je payais 200 € par mois pour cette chambre au lieu de 300 euros (10×30 €) en dortoir d’auberge. En sachant que j’avais ma chambre, mon chez-moi, que je pouvais cuisiner, inviter des gens…

Pour trouver une colocation, vous pouvez :

  • Utiliser des sites spécialisés : chercher sur Google « Website to find a roommate in XXXX »;
  • Utiliser des sites de petites annonces : pensez kijiji, leboncoin, Craigslist, etc.;
  • AirBNB ou sites similaires : n’oubliez pas de bien négocier les prix;
  • Le réseau ou bouche-à-oreille : dites à tout le monde que vous cherchez une chambre, quelqu’un aura un bon plan pour vous.

Chaque pays a ses propres spécificités, mais la colocation marche plutôt bien partout dans le monde, alors profitez-en! En plus, cela vous permettra de rencontrer du monde.

Michael Pinatton — Traverser la frontière

Tayrona - Michael Pinnaton

14. Faire du camping

Afin de réduire notre budget voyage, nous optons, lorsque la destination s’y prête, pour le camping. Avant notre roadtrip en Islande, je n’avais pour ainsi dire quasiment jamais dormi en tente. Mais le prix des hébergements traditionnels (hôtels, guesthouses) y est tellement prohibitif, que nous n’avons pas eu le choix. 150 à 200 euros la nuit en tarif de base dans un hôtel contre 5 euros la nuit en camping, on ne se pose pas la question…

Je ne vous cache pas que nous avions quelques appréhensions. Allions-nous réussir à dormir? Que faire s’il pleut tout le temps? Allions-nous mourir de froid? Finalement tout s’est bien passé. Les campings étaient adaptés à la destination avec la plupart du temps des bâtiments abritant une cuisine et une salle chauffée pour manger. Nous avons tellement aimé cette expérience que deux ans plus tard, c’est aux États-Unis que nous avons emporté notre tente. Quel bonheur, et quel privilège de dormir en pleine nature dans les parcs nationaux! Se réveiller sous la voute étoilée à Yellowstone fut un moment inoubliable.

Pour réussir votre expérience en camping, ne lésinez pas sur la qualité du matériel : tente adaptée et duvet bien chaud, ils seront très vite amortis!

Mathilde — Voyager en photos

Camping - Voyager en photos

15. Limiter sa consommation d’alcool

En voyage, l’un de nos plus gros postes de dépense est la nourriture. On n’arrive pas à se restreindre, car est impensable pour nous il de découvrir un pays sans le faire par sa gastronomie (nous ne sommes pas Lyonnais pour rien). Si en Arménie la vodka n’est presque pas plus chère que de l’eau en bouteille, dans de nombreux pays l’alcool fait très vite monter la note des repas et sorties. Limiter sa consommation d’alcool permet d’économiser parfois beaucoup d’argent et l’on profite tout autant de son voyage.

En Australie par exemple, une bouteille de vodka ne coûte pas moins de 45 dollars en magasin… et un pack de 6 bières environ 15 dollars. Consommer moins pour voyager plus et profiter de chaque rencontre et instant de nos voyages est l’un des conseils pour économiser en voyage que l’on aimerait donner à tous! Et dans les pays où l’alcool n’est que toléré, pourquoi chercher à faire différemment des locaux?

Aude et Nico – A-contresens

Voyage

16. Ne pas avoir peur de l’effort

Lors de notre tour du monde, nous avons réalisé d’importantes économies en décidant simplement de favoriser la marche à pied autant que possible. Aux gares routières, nous options systématiquement pour un départ à pied! Les taxis qui attendent les touristes sont toujours les plus chers! 1 heure de marche avec les gros sacs sur le dos ne doit pas vous effrayer. Promis, on s’habitue! 😉

Idem pour les treks… Nous n’étions aucunement des randonneurs chevronnés avant le départ, mais durant le voyage nous avons découvert les joies des treks en autonomie. Certes, avoir un guide, voire un porteur, peut sembler tentant, mais la différence de prix est conséquente! Au Pérou par exemple, nous voulions faire un trek de neuf jours pour rejoindre le Machu Picchu. Ce dernier était proposé en agence avec un guide et une mule pour 700 € par personne… Le faire tout seul? Un gros challenge, quelques galères, certes, mais une note totale de 145 € (incluant les campings, la nourriture, la visite du Machu Picchu, 1 nuit en auberge à Aguas Caliente et les transports en bus). Mais, surtout, un souvenir mémorable de nous être dépassés! Bref, ne chauffez pas la carte de crédit, optez plutôt pour les mollets! 🙂

Fabienne & Benoit — Novo-Monde

Machu Picchu Novo Monde

17. Réaliser des économies dès le début

Le budget, voilà la grosse bête noire des voyageurs. Quand j’organise mes voyages, j’ai toujours peur du montant final. Pour tenter de voyager à coût maîtrisé sinon réduit, voici mes 2 choses que je fais systématiquement et qui, jusqu’à maintenant, m’ont permis de ne pas dépasser mon budget :

  • AVION: n’ayant pas d’enfant, je profite de l’énorme avantage de pouvoir partir hors vacances scolaires (ce qui d’emblée divise le prix). J’essaie d’être flexible sur les dates. Je fais des estimations sur les comparateurs de vol, je décale mes dates souhaitées de semaine en semaine et trouve la meilleure combinaison. Parfois, partir en milieu de semaine ou à des heures pourries permet d’économiser en voyage.
  • LOGEMENT: je voyage avec Couchsurfing quand je le peux et, parfois, je n’hésite pas à prendre un lit dans une auberge de jeunesse. Ça fait des rencontres et c’est un moyen très bon marché de dormir dans une ville.

Dernière chose, j’évite toujours les dépenses superflues! Pas de bagages en soute quand la compagnie le facture (de toute façon, je voyage souvent léger). Quand j’arrive au milieu de la nuit, pour éviter de payer un taxi hors de prix et une chambre d’hôtel pour à peine quelques heures, je préfère squatter l’aéroport et prendre les navettes dès le petit matin… Voilà, ce sont que de petits trucs, mais quand on aime voyager, il n’y a pas de petites économies. 😉

Alexis Poraszka — Le Petit Explorateur

Alexis Poraszka — Le Petit Explorateur

18. Manger local

Notre meilleur conseil pour ne pas trop dépenser en voyage, c’est de manger local! Évitez les restaurants trop proches des grands lieux touristiques, souvent chers et parfois même pas très bons. Préférez (et sans hésiter!)  les kiosques de nourriture de rue qui regorgent de merveilles locales et très peu chères! Lors de notre dernier voyage au Vietnam, un Banh Mi (sandwich du Sud-Vietnam) dans un stand de rue coûte 32 000 dongs, soit environ 1,40 euro! En plus d’économiser en voyage, vous découvrirez un aspect différent de la culture locale, c’est tout bonus! 

Sharone et Maxime — Povécham

Street food au Vietnam - Povécham

19. Quitte à voyager économique, autant voyager éthique

Autant l’avouer tout de suite, nous ne sommes pas des adeptes du Couchsurfing, des dortoirs bondés et hamacs inconfortables. Et pas question de travailler en HelpX ou faire du Wwoofing (on est en vacances, bordel!). Pour autant, nous ne sommes pas riches! Alors pour voyager économiquement, nous avons fait notre choix : voyager en mode local.

Ce que nous entendons par là? C’est tout simplement de privilégier les petites pensions locales, habituellement fréquentées par les habitants du pays. C’est manger dans les petits restos de quartier ou les échoppes de rue, un peu à l’écart des centres touristiques. De prendre les transports en commun plutôt que des navettes touristiques. Certes, c’est probablement moins confortable, mais…!

Aussi vous devrez vivre au jour le jour sans prévoir à l’avance (la plupart des réels « bons plans » n’étant pas visibles sur Internet). Au final, c’est tant mieux selon nous! Parce qu’en voyage, ce que nous cherchons, c’est à voir de beaux paysages et des attractions bien sûr, mais aussi découvrir une culture, rencontrer les habitants dans leur quotidien. Alors quoi de mieux que de se rapprocher de leur mode de vie? C’est éthique, les sous allant dans les poches de petits commerçants locaux. C’est économique, en particulier dans les pays du sud puisque vous vous adaptez au niveau de vie locale. Il y a sûrement plus économique, mais c’est le meilleur équilibre que nous avons trouvé pour nous faire plaisir en voyageant longtemps et souvent!

Seb et Laura – Les globe blogueurs

Globeblogueurs

20. Voyager avec un permis vacances-travail

Voyager au long cours est parfois une source de tracasserie, surtout au plan financier. Pour pallier cela, j’ai décidé, pendant mes sept mois passés en Nouvelle-Zélande, de tenter une double aventure, aussi bien humaine qu’économique : le HelpX (pour Help Exchange). Pour résumer le principe, en échange d’une inscription de 20 € (valable deux ans) sur le site éponyme, vous avez accès à une liste d’hôtes qui recherchent des gens pour les aider dans beaucoup de domaines différents. Le deal usuel est de travailler entre 2 et 6 heures par jour en échange du logement, de la nourriture et d’avantages divers (Internet, lessives…).

En plus de vous faire économiser les frais habituels en voyage, vous avez l’opportunité de vous perfectionner, de découvrir de nouvelles activités, de vous exprimer dans la langue nationale et de vivre des expériences spéciales. Ainsi, dans les quelque huit fermes où j’ai Helpxisé, j’ai été bûcheron, jardinier, fermier, soigneur animalier, ramasseur de branches mortes, tondeur de moutons, gérant d’auberge… Des souvenirs exceptionnels et des lignes supplémentaires sur mon CV!

Cedric Tinteroff — Un voyage au Yukon

Mouton - Cédric

21. Rencontrer les Greeters

Il y a 2 choses sur lequel on peut vraiment économiser en voyage : la nourriture et le logement. Pour le logement, c’est assez simple. Il suffit de s’y prendre d’avance et de se renseigner sur des locaux qui acceptent de vous héberger comme l’ont recommandé les autres. Pour la nourriture, pour ne pas abuser, il me semble important d’y avoir une contrepartie. Proposez un service à la personne qui vous héberge, demandez-lui de quoi elle a besoin et essayez de répondre à sa demande : faire un peu de bricolage, l’aider à ranger une pièce, etc.

Sinon, je recommande de passer par des Greeters dans les villes où vous séjournez. Ce sont des locaux qui nous font visiter les lieux dans leurs endroits les plus secrets, et ce, gratuitement!

François – Un Monde d’Aventures

François en voyage

22. Parler aux habitants du pays dans lequel on voyage

Ça peut sembler bizarre comme conseil, être complexe dans certains pays ou aller de soi pour d’autres voyageurs, mais parler aux locaux est la meilleure façon selon moi d’économiser en voyage. Quand vous demandez à votre hébergeur/votre hôtel ou à une personne dans la rue son avis sur où dormir, où manger, où sortir, quoi voir et quoi faire, précisez que vous voulez savoir ce qu’il ou elle ferait, pas ce que les touristes aiment faire. Beaucoup vous donnent d’emblée la réponse toute faite pour les touristes en pensant que c’est ce que vous recherchez. Quand on précise en demandant « vous, vous feriez quoi? », vous aurez des réponses précises et senties. Je fais toujours ça et je n’ai jamais été déçue.

Je demande aussi aux gens du coin de négocier pour moi le transport dans des pays où on se fait systématiquement surcharger le taxi, les excursions, etc. Ça peut être pratique aussi si vous ne partagez pas la langue du chauffeur, mais que la personne que vous avez arrêtée, elle, parle anglais, par exemple. Rencontrer et économiser en voyage, c’est possible et en même temps!

Jennifer de Moi, mes souliers

Arachides et desserts en vente au parque central, Granada, Nicaragua

Et vous, quels sont vos meilleurs conseils pour économiser en voyage?

Si vous avez besoin d’encore plus de conseils pour économiser avant de partir, sur la route et pourquoi pas au retour pour votre prochain voyage, je vous recommande ce e-book de Fabrice qui vous prouve que voyager avec 20 euros par jour, c’est complètement possible! ——->

voyagez_pascher_Fabrice_Dubesset

 

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18 CONSEILS de voyageurs d'expérience pour voyager léger

TOP destinations 2016

 

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À propos de Jennifer Doré Dallas

Jennifer Doré Dallas est une blogueuse, conférencière, rédactrice et auteure montréalaise. Quand elle ne trotte pas sur la planète à l'affût de nouvelles expériences, elle parcourt son Québec natal à la découverte du terroir de la province. Elle adore mettre à profit ses voyages pour faire connaître les richesses du monde aux voyageurs et donner envie de partir à ceux qui n’osent pas encore! Économe, elle aime autant les auberges que le luxe à l'occasion, mais le plus important pour elle est d'obtenir la meilleure valeur pour son argent tout en faisant des rencontres intéressantes! Obsédée par les sacs Ziploc et son SteriPen, elle déteste de tout coeur les parapluies. Les objets dont elle ne peut se séparer? Son journal de voyage et son appareil photo. Son dada écono : les marchés et les épiceries.
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